Ez 15–21
Ez 15–17 utilisent des images fortes : vigne inutile, allégorie de Jérusalem comme épouse infidèle, énigme des aigles. Le texte explique ainsi que l’infidélité n’est pas un détail : elle touche le cœur de l’alliance. Les images ont une fonction pédagogique : elles gravent la réalité dans la mémoire, comme une “parole en tableau”. Ez 18 marque un pivot : la responsabilité personnelle est exposée clairement. Le peuple accuse Dieu d’injustice, mais le texte répond : chacun est appelé à se détourner du mal et à vivre. Dans la pensée hébraïque, “se tourner” (shuv) n’est pas une idée vague : c’est un changement de direction concret, visible dans les actes. Ez 19–21 reviennent sur les chefs et la chute : lamentation sur les princes, histoire des rébellions, puis annonce d’une épée qui s’abat. Le langage est volontairement insistant : le jugement est proche, et les sécurités politiques s’effondrent. Pourtant, même ici, Dieu parle pour être reconnu : la parole tranche l’illusion afin de ramener à la vérité.