Ez 29–35
Ez 29–32 regroupe des oracles contre l’Égypte, décrite comme un grand “monstre” du Nil : puissance ancienne, sûre d’elle, promise pourtant à l’abaissement. Les lamentations (31–32) mettent en scène des empires qui descendent au séjour des morts : le texte rappelle que même les géants historiques ont une fin. La souveraineté de Dieu encadre l’histoire des nations comme celle d’Israël. Ez 33 marque un tournant : Ézéchiel redevient sentinelle après la chute de Jérusalem confirmée. Le texte insiste sur une vérité d’alliance : Dieu ne prend pas plaisir à la mort du méchant, mais appelle au retour (shuv) afin de vivre. Le jugement n’est pas une fatalité : la parole vise la transformation. Ez 34–35 opposent deux figures : les mauvais bergers (chefs qui se paissent eux-mêmes) et Dieu comme berger qui cherche, rassemble et donne un pasteur. Puis Édom est jugé pour son hostilité. Le récit prépare ainsi une restauration qui passe par une direction juste et une guérison des relations brisées.