Ez 40–48
Ez 40–43 ouvre une grande vision de restauration : un messager mesure un temple, puis la gloire de Dieu revient. Le texte explique par la mesure et l’ordre que la présence de Dieu n’est pas une émotion vague : elle s’accompagne de limites, de sainteté et d’une organisation. Dans la pensée hébraïque biblique, mesurer et délimiter, c’est rétablir un ordre après le chaos de la profanation. Ez 44–46 détaille des règles : porte, prêtres, service, fêtes et rôle du prince. Le but n’est pas de perdre le lecteur dans les détails, mais de montrer une restauration qui touche le culte et la justice : Dieu réinstalle une vie commune structurée, où l’accès au saint est protégé et où l’autorité est encadrée. Ez 47–48 conclut par des images d’espérance : un fleuve qui sort du temple et apporte la vie, puis des frontières et un partage du pays. La vision se termine sur un nom : “L’Éternel est ici”. C’est la synthèse du livre : après l’exil et la ruine, l’objectif ultime est le retour de la présence de Dieu au milieu du peuple.