Le mont Ébal est associé au renouvellement de l’alliance après l’entrée d’Israël dans le pays. Dans Deutéronome, Moïse ordonne que les malédictions de l’alliance soient proclamées depuis le mont Ébal, tandis que les bénédictions sont liées au mont Garizim. Dans Josué, après les premières étapes de la conquête, Josué bâtit un autel sur le mont Ébal, y offre des sacrifices et lit les paroles de la loi devant tout Israël. Ce lieu rappelle que l’entrée dans le pays promis doit être vécue sous l’autorité de la parole de Dieu.
Le fait majeur associé au mont Ébal est le renouvellement solennel de l’alliance dans le pays promis. L’autel, les sacrifices, la lecture de la loi, les bénédictions et les malédictions rappellent à Israël que l’héritage du pays n’est pas séparé de l’obéissance à l’Éternel. Ébal devient ainsi un lieu de mémoire, d’engagement et d’avertissement.
Dt 27 ordonne qu’après le passage du Jourdain, Israël dresse des pierres, construise un autel et proclame les malédictions de l’alliance depuis le mont Ébal. Le passage cite Ébal pour préparer une cérémonie d’alliance dans le pays. Jos 8 raconte que Josué bâtit un autel sur le mont Ébal, offre des holocaustes et des sacrifices de prospérité, écrit la loi sur des pierres et lit toutes les paroles devant l’assemblée. Le lieu est cité comme cadre d’un renouvellement public de l’alliance.
Il faut lire Ébal avec Garizim : les deux montagnes forment le cadre des bénédictions et malédictions de l’alliance. Ébal est particulièrement lié à l’autel et aux avertissements de l’alliance.
Le mont Ébal est le lieu de l’autel et de la proclamation des malédictions de l’alliance. Il rappelle qu’Israël doit vivre dans le pays sous l’autorité de la parole de Dieu.
Le mont Ébal est important parce qu’il montre que la conquête ne se réduit pas à une possession territoriale. Israël entre dans le pays comme peuple de l’alliance, appelé à écouter la loi de Dieu. Le lieu relie héritage, adoration, lecture publique de la Parole, bénédiction et responsabilité.
Dt 27 ; Jos 8