Le mont Garizim est une montagne près de Sichem, associée aux bénédictions de l’alliance. Avec le mont Ébal, il forme le cadre d’une proclamation solennelle après l’entrée dans le pays : bénédictions et malédictions rappellent à Israël la responsabilité de vivre selon la parole de Dieu. Dans le Nouveau Testament, le mont Garizim apparaît dans la discussion entre Jésus et la femme samaritaine sur le lieu véritable de l’adoration. Le lieu relie donc alliance, adoration et accomplissement en Christ.
Le fait majeur associé au mont Garizim est son rôle dans la proclamation des bénédictions de l’alliance, puis dans le débat sur l’adoration avec la Samaritaine. Jésus y déplace la question du lieu vers la vérité de l’adoration : l’heure vient où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité.
Dt 11,29 annonce que les bénédictions seront mises sur le mont Garizim et les malédictions sur le mont Ébal. Dt 27 organise la cérémonie de bénédictions et malédictions après l’entrée dans le pays. Jos 8 raconte que Josué lit la loi devant Israël, avec les deux montagnes comme cadre. Jn 4 rapporte la discussion de Jésus avec la Samaritaine : elle mentionne la montagne où les Samaritains adorent, et Jésus annonce une adoration qui ne sera plus centrée sur ce lieu ni seulement sur Jérusalem, mais en esprit et en vérité.
Il faut lire Garizim avec Ébal pour l’Ancien Testament, puis distinguer ce cadre d’alliance du débat samaritain de Jean 4. Les contextes sont liés mais différents.
Le mont Garizim est lié aux bénédictions de l’alliance et à la discussion de Jésus avec la Samaritaine sur l’adoration en esprit et en vérité.
Le mont Garizim est important parce qu’il relie l’entrée dans le pays à l’obéissance à l’alliance, puis la question du lieu d’adoration à l’accomplissement en Jésus. Il montre une progression biblique : de la géographie de l’alliance à l’adoration rendue possible par la révélation du Père en Christ.
Dt 11,29 ; Dt 27 ; Jos 8 ; Jn 4