Rama est une ville de Benjamin liée à plusieurs moments bibliques. Elle apparaît dans l’environnement de Samuel et devient aussi un lieu chargé de douleur dans la parole de Jérémie : Rachel pleure ses enfants. Matthieu reprend cette lamentation lors du massacre des enfants à Bethléhem, montrant comment la souffrance d’Israël trouve un écho dans les événements entourant la venue de Jésus.
Le fait majeur associé à Rama est le motif prophétique de la lamentation de Rachel. Jérémie utilise Rama pour exprimer la douleur de l’exil, et Matthieu reprend cette parole pour décrire le deuil provoqué par Hérode. Le lieu devient ainsi un repère de souffrance, d’exil et d’espérance au milieu de la venue du Messie.
1 S 1 rattache l’histoire de Samuel à son cadre familial et régional, où Rama joue un rôle dans la mémoire du prophète. Jr 31,15 présente une voix entendue à Rama : Rachel pleure ses enfants et refuse d’être consolée, car ils ne sont plus. Le contexte de Jérémie 31 annonce cependant aussi la consolation et la restauration. Mt 2 reprend ce verset après le massacre des enfants de Bethléhem par Hérode. Rama est cité comme lieu ou image de lamentation reprise dans l’histoire de Jésus.
Il faut lire Jérémie 31 dans son ensemble : la lamentation est réelle, mais elle s’inscrit dans un chapitre qui annonce aussi la restauration et la nouvelle alliance.
Rama est liée à Samuel et surtout à la lamentation de Rachel reprise par Matthieu lors du massacre des enfants.
Rama est importante parce qu’elle unit mémoire prophétique et lecture messianique. Elle rappelle que la venue de Jésus s’inscrit dans un monde marqué par la violence et les larmes, mais aussi dans l’espérance de consolation annoncée par Dieu.
1 S 1 ; Jr 31 ; Mt 2