lit; couche; civière
Le mot κλίνη (« lit, couche, civière ») est un objet concret qui sert la logique narrative : il matérialise l’état d’une personne (malade, paralysée), sa dépendance et son immobilité. Dans les récits, la κλίνη devient un signe visible : on voit le besoin, on voit aussi le changement quand la personne se lève et “prend son lit”. Logiquement, l’objet sert de preuve : transformation intérieure → effet extérieur observable. La profondeur grecque est donc dans la démonstration : ce qu’on portait (faiblesse) devient ce qu’on porte (témoignage). Le lit passe d’instrument de dépendance à objet de proclamation implicite : “quelque chose s’est réellement passé”.
Dans l’arrière-plan biblique, le lit/couche peut évoquer repos, maladie, impureté (selon contextes), mais surtout ici : vulnérabilité humaine. La guérison est souvent lue comme restauration : Dieu relève, rend la capacité de marcher, réintègre dans la communauté. L’objet concret (civière) souligne que la grâce touche le réel : corps, quotidien, mobilité. La profondeur sémitique relie cela à l’image du relèvement : Dieu “redresse”, “relève” ceux qui sont courbés. Le lit devient un symbole de l’ancien état (dépendance) dont on est libéré par l’intervention divine.
Une clarification moderne aide à lire le “lit” comme indicateur clinique et social : être sur une civière, c’est être dépendant, exposé, et souvent marginalisé. Le récit biblique montre une restauration holistique : la personne retrouve autonomie et dignité. Pastoralement, le détail du lit empêche une spiritualisation excessive : la guérison n’est pas qu’une idée. Et il pose une question moderne : comment la communauté porte-t-elle ceux qui ne peuvent pas marcher seuls ? Le lit/civière devient aussi un appel à la solidarité et à la foi active.
Lit / couche / civière : lit pour se reposer ou porter un malade. (Lc 5,18)
Dans Lc 5,18, le “lit” souligne l’impuissance du malade et la foi de ceux qui le portent jusqu’à Jésus.
Le mot peut être concret (lit/civière) ou employé dans une image (Ap 2,22). Le contexte précise l’usage.
Utilisé pour le lit du paralytique (Mt 9; Lc 5), et dans d’autres images (lampe sous le lit).
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lit; couche; civière
krabbatos (lit/palette) : autre terme (selon passages); koitē (lit/couche) : autre nuance.
lit
Mt 9,6; Lc 5,18; Mc 4,21
G2825
lié à klinō (incliner) (selon lueur)
klee’-nay
kline