🇬🇷

louer — ἀνθομολογέομαι — anthomologeomai

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Verbe : louer Dieu en rendant grâce et en confessant publiquement ce qu’il accomplit.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἀνθομολογέομαι (rendu par “louer”, “rendre grâce”, “confesser publiquement”) exprime une parole de reconnaissance adressée à Dieu. La logique du passage contraint la nuance : il ne s’agit pas d’un compliment social, mais d’une réponse spirituelle à l’œuvre de Dieu. Le verbe contient l’idée d’une confession/affirmation : on “déclare” la bonté de Dieu, souvent en public, comme un témoignage. Exégétiquement, ce terme est important parce qu’il met en scène la réponse correcte aux actes de Dieu : quand Dieu agit, la louange n’est pas accessoire ; elle est une reconnaissance de la vérité. La nuance utile est donc : confesser en louant, rendre grâce en proclamant. Pour comprendre, il faut suivre le co-texte : quelle œuvre de Dieu est reconnue ? guérison, révélation, accomplissement ? Le verbe peut aussi marquer la spontanéité : la louange surgit, parce que l’action de Dieu devient évidente. Ainsi, ἀνθομολογέομαι soutient une logique de témoignage : la louange n’est pas seulement intime ; elle devient parole qui parle de Dieu aux autres. Exégétiquement, il faut éviter de réduire la louange à une émotion : ici, elle est une déclaration. Le texte montre souvent un contraste : certains voient et murmurent, d’autres voient et louent. Le verbe devient alors un indicateur de discernement : reconnaître Dieu ou résister. Le lecteur doit entendre que la louange est liée à la reconnaissance : elle dit “Dieu a fait cela”. En ce sens, ce verbe touche à la foi : louer, c’est confesser la bonté de Dieu dans l’histoire. Le mot rend visible une foi qui s’exprime par la parole, en réponse à une grâce reçue.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, louer Dieu est une action centrale : bénir, rendre grâce, confesser ses œuvres. Le repère principal est simple : la louange est mémoire et vérité. Les psaumes montrent que louer, c’est raconter ce que Dieu a fait, reconnaître sa fidélité, et proclamer sa bonté. Ce repère éclaire ἀνθομολογέομαι : la louange biblique n’est pas d’abord une atmosphère, mais une confession : Dieu est bon, Dieu a agi. L’AT associe aussi la louange à la délivrance : après le salut, le peuple chante. Si un écho est utile, il reste bref : “rendez grâce”, “proclamez ses œuvres”. Ainsi, dans les évangiles, quand une personne loue, elle s’inscrit dans cette continuité : elle répond à l’action de Dieu par une parole de reconnaissance. L’arrière-plan AT aide à entendre que cette louange est un acte de foi : elle affirme la vérité de Dieu face aux circonstances. Elle peut aussi être un témoignage communautaire : la louange rassemble et enseigne. L’exégèse reste sobre : on suit la scène, mais on comprend que la louange biblique est une proclamation, pas une simple émotion. ἀνθομολογέομαι devient donc un repère d’univers biblique : reconnaître publiquement la fidélité de Dieu et répondre à sa grâce par une confession de gratitude.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “louer” peut évoquer soit la musique de culte, soit un compliment (“je te loue”). Le risque est de manquer la dimension de confession : ἀνθομολογέομαι signifie louer Dieu en déclarant sa bonté. La clarification utile est : dans le récit évangélique, ce verbe décrit une réponse à l’action de Dieu. Exégétiquement, il ne s’agit pas d’une performance artistique, mais d’une parole de reconnaissance : on dit publiquement que Dieu a agi. Cela évite un contresens moderne : réduire la louange à un style. Le texte met l’accent sur le contenu : gratitude, confession, proclamation. On reste descriptif : pourquoi cette personne loue-t-elle ? qu’a-t-elle vu ou reçu ? Ainsi, ἀνθομολογέομαι devient un marqueur de foi : reconnaître la grâce et l’attribuer à Dieu. Le lecteur moderne peut aussi comprendre que la louange est un témoignage : elle parle de Dieu aux autres. Le récit oppose souvent la louange à la résistance : certains voient et contestent, d’autres voient et louent. Ce contraste montre que la louange n’est pas seulement “se sentir bien” ; elle est une réponse de vérité. Le verbe invite donc à lire la scène comme une confession : la personne reconnaît Dieu comme auteur du bien. Et cela rejoint la logique du royaume : recevoir avec gratitude, et répondre en rendant gloire. Exégétiquement, le mot rend visible une foi simple et publique.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe de louange reconnaissante. Il décrit une réponse publique à l’action de Dieu, faite de gratitude et de confession.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 2, le verbe désigne l’action de rendre grâce à Dieu tout en parlant publiquement de ce qu’il accomplit.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire la louange à une émotion religieuse vague. Ici, elle devient reconnaissance explicite de l’action de Dieu.

Usage biblique (mini)

Le verbe sert à montrer qu’une personne répond à l’œuvre de Dieu par une louange reconnaissante et publique.

Antonymes / contrastes (FR)

murmurer ; se taire ; refuser de reconnaître

Synonymes / proches (FR)

rendre grâce ; louer ; confesser en bénissant

À ne pas confondre avec…

Un simple compliment adressé à autrui. Ici, la parole rend gloire à Dieu.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Prière / culte
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

louer

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0437

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

an-tho-mo-lo-gé-o-maï

Translit. — NOYAU

anthomologeomai

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
PrièreGrâce
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A : rendre grâce à Dieu. Option B : confesser publiquement en louant. Dans Lc 2, le co-texte fait tenir les deux ensemble : Anne répond à l’action de Dieu par une louange qui devient aussi témoignage auprès des autres. Le mot ne doit donc pas être réduit à un simple sentiment intérieur.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 2,36–40 : le verbe décrit la réaction d’Anne au temple. Le co-texte fait ressortir une louange de gratitude qui devient aussi témoignage concernant l’enfant attendu. - La nuance dominante unit donc louange, reconnaissance et proclamation.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre cultuel et testimonial. Il appartient à l’univers de la reconnaissance publique de l’œuvre de Dieu, où la louange devient aussi parole adressée aux autres. La gratitude prend la forme d’une confession ouverte.

⚙︎ Péricopes (miroir technique)