Verbe : mener, conduire, emmener une personne d’un lieu à un autre, parfois sous contrainte, parfois comme guide ou accompagnement.
ἄγω signifie mener, conduire, emmener. Dans les récits de la passion, ce verbe marque le passage d’un espace public (temple, table) à un espace de contrainte (cour du grand prêtre, procès). En Lc 22,54, Jésus est “mené” : l’action n’est pas initiée par Jésus mais subie, et le verbe souligne la prise en charge par les autorités. Exégétiquement, ἄγω sert à montrer la dynamique de livraison : arrestation → conduite → interrogatoire. Il rend concret le passage vers l’accomplissement : Jésus avait annoncé l’épreuve, et maintenant il est conduit comme un prisonnier. Le verbe aide aussi à voir le contraste avec la conduite des disciples : Pierre suit “de loin”, tandis que Jésus est mené. Ainsi, ἄγω est un terme narratif qui situe l’humiliation : le Messie est traité comme un accusé, et l’histoire avance vers le procès.
La Bible connaît le motif du juste “conduit” vers l’injustice : emmené, livré, exposé aux puissants. Les psaumes décrivent le juste encerclé et entraîné, et les prophètes parlent du serviteur affligé “mené” comme une victime. Sans forcer une correspondance mécanique, le verbe “mener” dans Luc 22 rappelle cette trajectoire biblique : le Messie est conduit vers l’épreuve non par erreur, mais dans un dessein où Dieu accomplit le salut. La pensée sémitique comprend aussi la dimension de honte : être emmené sous garde signifie perte de liberté et exposition. Ainsi, ἄγω participe à la dramaturgie d’alliance : le juste est conduit dans la nuit, et pourtant Dieu dirige l’histoire vers la délivrance.
Le verbe “mener” peut sembler neutre. Dans Luc 22, il porte une réalité : Jésus est conduit comme détenu, et l’histoire avance vers le jugement. Clarification : cette conduite n’est pas seulement logistique; elle signifie humiliation et contrainte. En prédication exégétique, ἄγω aide à suivre le mouvement du récit : arrestation → conduite → reniement → interrogatoire. Cela garde l’attention sur la réalité de la passion : le Messie est traité comme un criminel, et cette injustice fait partie du chemin par lequel Dieu accomplira le salut.
Verbe de déplacement dirigé. Il sert à décrire le fait d’emmener, de conduire ou de mener quelqu’un dans une scène narrative.
Dans les passages liés à cette fiche, ἄγω désigne l’action de conduire ou d’emmener concrètement quelqu’un vers une autre étape du récit ou vers une destination donnée.
Ne pas enfermer le verbe dans la seule idée d’arrestation. Il peut aussi désigner un déplacement narratif simple ou une conduite vers un but.
Le verbe sert à mettre en mouvement une scène en indiquant qu’une personne est conduite, menée ou emmenée vers une autre étape.
laisser ; abandonner ; rester en place
conduire ; emmener ; mener
Un guidage purement intérieur ou symbolique. Ici, le verbe garde un ancrage concret de déplacement.
mener
G0071
a-gô
ago
Option A : emmener ou conduire physiquement. Option B : mener dans un cadre de prise en charge, de déplacement ou de comparution. Les passages liés montrent que le verbe reste concret, mais qu’il peut porter soit une dynamique de service et de circulation, soit une dynamique de contrainte ou d’orientation selon la scène.
- Mc 1,29–39 : le verbe peut fonctionner dans la dynamique concrète du déplacement et de la circulation du ministère. - 1 Th 4,13–18 : selon la formulation, la nuance se rattache davantage à l’idée d’être conduit ou emmené dans une perspective de mouvement vers le Seigneur. - Le terme garde donc une base concrète de déplacement dirigé.
Le mot active un registre de déplacement concret et de direction. Il appartient à l’univers du trajet, de la conduite et parfois de la comparution ou de l’orientation. Sa nuance dépend de la personne menée et du but du mouvement.