Lc 12,54
G3507
nuage; couverture nuageuse
Arrière-plan majeur : la nuée qui conduit Israël (nuée et feu), la nuée de gloire au Sinaï et au Tabernacle. La pensée sémitique comprend la nuée comme signe de la présence et de la guidance de YHWH. Ainsi, νεφέλη résonne avec le Dieu qui accompagne et protège.
νεφέλη signifie nuage. Le mot désigne la masse visible dans le ciel qui couvre, ombre, et parfois accompagne la pluie. Logiquement, νεφέλη met en relief à la fois la protection (ombre, couverture) et le mystère (ce qui cache). Dans le NT, le nuage est souvent lié à la présence divine et à la gloire (transfiguration, ascension) : le nuage enveloppe et révèle en même temps. Ainsi, νεφέλη devient signe théophanique : Dieu est proche, mais non maîtrisable. En somme, νεφέλη = nuage : couverture, mystère, présence.
Aujourd’hui, le nuage est météo ou “cloud” informatique. νεφέλη, bibliquement, est un langage de présence : Dieu enveloppe, guide, parfois cache pour protéger. Clarification : la présence de Dieu n’est pas toujours “claire”, elle peut être une nuée qui demande confiance. En prédication exégétique, νεφέλη aide à parler de guidance : suivre Dieu même quand tout n’est pas visible.
Dans Mt 17, une nuée lumineuse couvre les disciples et une voix se fait entendre : c’est un écho direct des théophanies de l’AT. La nuée confirme que ce qu’ils voient n’est pas un spectacle, mais une révélation : Dieu atteste Jésus et ordonne : “Écoutez-le.”
Registre naturel/météorologique : observation du ciel, pluie à venir. Dans Lc 12, ce registre sert la pédagogie : discerner les signes visibles, puis discerner le temps spirituel.
nuage, nuée (selon contexte)
Toujours décider à partir du passage. - Option A : nuage météo (pluie, ciel, vent) → registre naturel. - Option B : nuée théophanique (présence de Dieu : voix, gloire, envelopper/dérober) → registre révélation. Indices qui font pencher vers B : mention d’une voix (Mt 17,5), d’un éclat/lumineuse, d’un être “dérobé” à la vue (Ac 1,9), ou d’un langage de gloire/présence. Ne pas importer automatiquement l’Exode si le passage ne l’active pas, mais ne pas l’exclure quand la scène est clairement de type “présence”.
Ne pas importer automatiquement les passages de gloire (nuée) quand le contexte est météo. Lire la scène : ici, c’est un signe pour prévoir la pluie.
νεφέλη (nuage/nuée) ≠ ὁμίχλη (brouillard). Et ne pas confondre un nuage météo (Lc 12) avec la nuée théophanique (Ex/Transfiguration) si le passage n’y renvoie pas.
- Mt 17,5 — “nuée” (G3507) : la nuée renvoie à la présence divine qui enveloppe et d’où vient la voix. L’indice est la nuée lumineuse. - Mt 17,5 — Option A (nuage météo) / Option B (nuée théophanique) : le co-texte tranche vers B : la voix du Père et la transfiguration lient la nuée à la présence de Dieu.