Creuser à travers; percer; forcer (mur/toit). (διορύσσω — dioryssō)
διορύσσω signifie percer, creuser à travers, forcer (un mur), notamment pour entrer par effraction. Le verbe vient de ὀρύσσω (creuser) avec διά (à travers) : on creuse en traversant. Logiquement, il décrit une action clandestine : pénétrer dans une maison en perçant, voler, surprendre. Dans le NT, il apparaît typiquement dans les avertissements : les voleurs percent et dérobent; d’où l’appel à ne pas mettre son trésor là où il peut être forcé. Ainsi, διορύσσω met en relief la vulnérabilité des biens terrestres et la réalité du vol. En somme, διορύσσω désigne l’effraction : percer pour entrer et voler, et il sert à souligner l’instabilité des sécurités matérielles et l’appel à une sagesse qui investit dans l’impérissable.
La sagesse biblique connaît la fragilité des biens : richesses qui s’envolent, maisons qui peuvent être pillées. La pensée sémitique comprend aussi que la sécurité vient de Dieu, non des murs. Les images de voleurs et de pillage sont fréquentes chez les prophètes, parfois comme jugement. Ainsi, διορύσσω résonne avec l’idée que les protections humaines sont limitées : un mur peut être percé. Dans le NT, ce réalisme sert une exhortation : orienter son cœur vers le trésor de Dieu. La pensée sémitique aide donc à entendre l’effraction comme pédagogie : ne pas s’attacher à ce qui peut être pris, mais chercher l’héritage que nul ne peut voler.
Aujourd’hui, on sécurise par alarmes et assurances. διορύσσω rappelle le principe : le matériel reste vulnérable. Clarification : Jésus utilise ce verbe pour déplacer notre confiance : ce qui est terrestre peut être forcé. En prédication exégétique, διορύσσω aide à parler d’attachement : où est mon trésor ? Le mot corrige un contresens moderne : croire que la sécurité se construit uniquement par des moyens techniques. Le NT rappelle une vulnérabilité structurelle et appelle à investir dans ce qui demeure. Ainsi, διορύσσω met en avant une sagesse : bâtir sa sécurité en Dieu plutôt que dans ce qui peut être percé et pris.
Verbe : percer/creuser pour entrer (effraction), “faire un trou” à travers un mur/toit.
Toujours garder l’idée de creuser à travers (murs/toits en terre). Ne pas confondre avec percer un corps.
Image de la fragilité des biens terrestres : des voleurs percent et volent; appeler à investir dans le céleste.
protéger; sécuriser; garder
percer; creuser; forcer (une maison/toit)
τρυπάω (percer/trouer) : plus général; διορύσσω = effraction par creusement.
percer
Mt 6,19-20; Mt 24,43
G2627
dioryssō
Le verbe est concret : percer en creusant (maison en terre, mur, toit). Dans Mt 6, il est lié aux voleurs qui percent les murs. Ne pas traduire par “transpercer” (comme une arme) : c’est une effraction par creusement.
Registre maison/sécurité : effraction, vol, vulnérabilité des biens. Sert à contraster trésors terrestres et célestes (Mt 6).