se marier
γαμέω est le verbe “se marier/épouser”, et dans les paroles de Jésus il sert à parler d’un engagement concret qui structure la vie. En Mt 19, il s’insère dans un raisonnement d’origine : création → union → fidélité; le verbe n’est pas romantique, il est juridique et relationnel. Il sert aussi à rappeler que le mariage n’est pas un simple contrat social : il est une alliance humaine qui engage le corps, la vie, et la responsabilité. Le mot fonctionne donc comme point d’application : la théologie (création) descend dans un acte concret (prendre épouse, s’unir) et Jésus en tire une exigence de fidélité.
L’arrière-plan de Gn 2 parle d’une union “une seule chair” : le mariage est une réalité d’alliance, pas seulement un contrat social. Les prophètes utilisent aussi l’image nuptiale pour parler de fidélité/infidélité. Jésus rappelle le dessein de Dieu : une union protégée par la fidélité et la justice.
On réduit Mt 19 à un débat légal. Gameō se situe ici dans une vision plus profonde : Dieu joint, donc le mariage implique une fidélité sous l’autorité de Dieu. Clarification : tenir ensemble vérité (projet de Dieu) et approche pastorale (cœur dur, besoin de grâce), comme le fait Jésus dans le passage.
Le mariage : Jésus rappelle le dessein de Dieu et la fidélité du cœur. (Mt 19,4–6)
Dans Mt 19, Jésus ramène la discussion au projet créateur : Dieu fait homme et femme, et les deux deviennent une seule chair. Le verbe “se marier” n’est pas seulement social : il est placé sous l’autorité de Dieu (“que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint”).
Ne pas réduire à une discussion juridique. Jésus vise le cœur et l’intention de Dieu. Aborder pastoralement : tenir ensemble la vérité (fidélité) et la grâce (restauration).
Parle du mariage (acte/état). Dans les enseignements de Jésus, il sert à affirmer le dessein de Dieu et à appeler à la fidélité.
divorcer (action), séparation
épouser, prendre mari/femme (selon contexte)
γαμέω (se marier) vs μνηστεύω (fiancer) ; ἀπολύω (répudier)
épouser
Mt 19,4–6 ; Gn 2,24 ; Hé 13,4
G1060
Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (gameō).
ga-mé-o
gameō
Dans Mt 19, le co-texte contraint le sens par la citation de Gn 2,24 (“une seule chair”) et la conclusion (“ce que Dieu a joint”). Donc on ne remplit pas ce mot à partir d’usages modernes du mariage, mais à partir de l’argument de Jésus : création → union → indissolubilité. Règle : vérifier si le passage discute divorce, fidélité, noces, ou simplement l’état marital; ici, il s’agit du mariage selon le dessein de Dieu.
- Mt 19,1–12 — “épouser” (G1060) : le verbe se situe dans un débat sur mariage/divorce, donc l’enjeu est l’alliance et la fidélité. L’indice est la référence à “les deux deviendront une seule chair”. - Mt 19,1–12 — Option A (épouser = formalité) / Option B (épouser = engagement d’alliance) : le co-texte tranche vers B : Jésus remonte à la création pour définir le mariage comme union voulue par Dieu.
Registre mariage/alliance : le verbe touche au cadre relationnel et social du mariage (épouser, se marier), avec des implications familiales et juridiques. Dans Mt 19, il est encadré par le registre créationnel et éthique : fidélité, union, dessein de Dieu. Il active donc l’univers conjugal comme institution et comme engagement.