Mt 19,4–6 ; Gn 2,24 ; Hé 13,4
G1060
se marier
L’arrière-plan de Gn 2 parle d’une union “une seule chair” : le mariage est une réalité d’alliance, pas seulement un contrat social. Les prophètes utilisent aussi l’image nuptiale pour parler de fidélité/infidélité. Jésus rappelle le dessein de Dieu : une union protégée par la fidélité et la justice.
γαμέω est le verbe “se marier/épouser”, et dans les paroles de Jésus il sert à parler d’un engagement concret qui structure la vie. En Mt 19, il s’insère dans un raisonnement d’origine : création → union → fidélité; le verbe n’est pas romantique, il est juridique et relationnel. Il sert aussi à rappeler que le mariage n’est pas un simple contrat social : il est une alliance humaine qui engage le corps, la vie, et la responsabilité. Le mot fonctionne donc comme point d’application : la théologie (création) descend dans un acte concret (prendre épouse, s’unir) et Jésus en tire une exigence de fidélité.
On réduit Mt 19 à un débat légal. Gameō se situe ici dans une vision plus profonde : Dieu joint, donc le mariage implique une fidélité sous l’autorité de Dieu. Clarification : tenir ensemble vérité (projet de Dieu) et approche pastorale (cœur dur, besoin de grâce), comme le fait Jésus dans le passage.
Dans Mt 19, Jésus ramène la discussion au projet créateur : Dieu fait homme et femme, et les deux deviennent une seule chair. Le verbe “se marier” n’est pas seulement social : il est placé sous l’autorité de Dieu (“que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a joint”).
Registre mariage/alliance : le verbe touche au cadre relationnel et social du mariage (épouser, se marier), avec des implications familiales et juridiques. Dans Mt 19, il est encadré par le registre créationnel et éthique : fidélité, union, dessein de Dieu. Il active donc l’univers conjugal comme institution et comme engagement.
Pour enseignants : enseigner Mt 19 avec vérité et compassion. Centrer sur le dessein créateur et sur la fidélité, tout en accompagnant les blessures réelles.
épouser, prendre mari/femme (selon contexte)
Dans Mt 19, le co-texte contraint le sens par la citation de Gn 2,24 (“une seule chair”) et la conclusion (“ce que Dieu a joint”). Donc on ne remplit pas ce mot à partir d’usages modernes du mariage, mais à partir de l’argument de Jésus : création → union → indissolubilité. Règle : vérifier si le passage discute divorce, fidélité, noces, ou simplement l’état marital; ici, il s’agit du mariage selon le dessein de Dieu.
Ne pas réduire à une discussion juridique. Jésus vise le cœur et l’intention de Dieu. Aborder pastoralement : tenir ensemble la vérité (fidélité) et la grâce (restauration).
γαμέω (se marier) vs μνηστεύω (fiancer) ; ἀπολύω (répudier)
- Mt 19,1–12 — “épouser” (G1060) : le verbe se situe dans un débat sur mariage/divorce, donc l’enjeu est l’alliance et la fidélité. L’indice est la référence à “les deux deviendront une seule chair”. - Mt 19,1–12 — Option A (épouser = formalité) / Option B (épouser = engagement d’alliance) : le co-texte tranche vers B : Jésus remonte à la création pour définir le mariage comme union voulue par Dieu.