Dieu annonce qu’il crée des cieux nouveaux et une terre nouvelle, et que les choses passées ne seront plus rappelées. Jérusalem devient un sujet de joie : Dieu se réjouit de son peuple et le deuil cesse. La vie est décrite comme restaurée : on ne mourra plus jeune, on bâtira et on habitera, on plantera et on mangera. Dieu promet une relation immédiate : avant même l’appel, il répond. La paix s’étend à la création : le loup et l’agneau paîtront ensemble, et il n’y aura plus de mal sur la montagne sainte. Le passage présente une espérance de nouvelle création marquée par joie, justice et paix.
- Dieu crée de nouveaux cieux et une nouvelle terre; anciennes choses oubliées (v.17). - Appel à se réjouir pour toujours de ce que Dieu crée (v.18). - Dieu se réjouit de Jérusalem; plus de pleurs ni de cris (v.19). - Plus de mort prématurée; longue vie (v.20). - Ils bâtissent et habitent; plantent et mangent (v.21–22). - Ils ne travaillent pas en vain; descendance bénie (v.23). - Dieu répond avant l’appel; il écoute pendant qu’on parle (v.24). - Loup/agneau ensemble; pas de mal sur la montagne sainte (v.25).
Le texte décrit l’aboutissement du dessein de Dieu : non seulement restaurer, mais recréer, en effaçant la mémoire de la détresse. La bénédiction touche la vie quotidienne (maison, travail, longévité) et la relation à Dieu (réponse immédiate). La paix cosmique souligne que le salut inclut une transformation de l’ordre créé et la fin du mal sur la montagne sainte. La péricope vise à donner une espérance eschatologique solide : Dieu promet une joie durable et une paix totale sous sa sainteté.
1) “Nouveaux cieux/nouvelle terre” : quel accent ? → Dieu annonce une recréation qui efface la mémoire des détresses (v.17–19). 2) Images animales (v.25) : sens ? → tableau de paix totale et d’absence de nuisance sous le règne de Dieu.
Le problème est la souffrance, la mort et l’insécurité de l’ancien ordre. Dieu répond par une promesse de recréation : joie, fin des pleurs, sécurité, bénédiction du travail et paix profonde. L’espérance est un avenir façonné par Dieu, où il répond et où il n’y a plus de mal.
Le NT reprend directement l’espérance des « cieux nouveaux et terre nouvelle » (Ap 21,1–5; 2P 3,13). En Christ, cette nouvelle création est inaugurée et promise en plénitude : la joie, la fin des larmes et la paix finale sont liées à l’œuvre de l’Agneau.
Ap 21,1–5; Rm 8,19–22; Es 11,6–9; 2P 3,13
- Joie : appel à “se réjouir” (v.18). - Joie de Dieu : « je me réjouirai de Jérusalem » (v.19). - Fin des pleurs : “plus de voix de pleurs ni de cris” (v.19).
Ce passage suit le contraste entre rebelles jugés et serviteurs bénis (65,1–16). Il annonce la création de nouveaux cieux et d’une nouvelle terre, et l’oubli des choses passées (65,17). Il appelle à se réjouir, car Dieu crée Jérusalem comme sujet d’allégresse (65,18–19). Il annonce la fin des pleurs et décrit des bénédictions concrètes : longévité, maisons habitées, vignes mangées, travail non vain (65,20–23). Il promet une réponse rapide à la prière (65,24). Il conclut par une paix cosmique (loup/agneau) et l’absence de mal sur la montagne sainte (65,25). Le passage suivant (66,1–6) rappelle la sainteté de Dieu, le culte vrai et annonce un jugement sur les arrogants.
- Répétition “créer” (v.17–18). - Répétition joie/allégresse (v.18–19). - Contraste pleurs/joie : plus de cris (v.19). - Répétition bâtir/habiter et planter/manger (v.21–22). - Motif travail non vain / bénédiction (v.23). - Motif prière exaucée : avant d’appeler, je répondrai (v.24). - Image de paix : loup/agneau (v.25).
- « Créer » : Dieu inaugure du réellement nouveau (v.17). - « Joie » : finalité de la nouvelle création (v.18–19). - « Vain » : travail qui n’échoue plus (v.23). - « Répondre » : Dieu exauce promptement (v.24). - « Paix » : harmonie jusque dans la création (v.25).
- Réduire la promesse à une amélioration politique : le texte parle d’une création nouvelle opérée par Dieu (v.17). - Lire les images comme simple poésie : elles décrivent une paix et une bénédiction réelles (v.21–25). - Oublier la suite : 66 rappelle le culte vrai et l’humilité devant Dieu.
La tension est entre un monde marqué par la mort et les pleurs, et la promesse d’un monde nouveau créé par Dieu. La visée est d’alimenter l’espérance : Dieu crée une joie durable, bénit le travail et établit la paix.
1) Déclaration : création de nouveaux cieux/terre; oubli du passé (v.17). 2) Conséquence : joie à Jérusalem; fin des pleurs (v.18–19). 3) Bénédictions : longévité; maisons/vignes; travail non vain (v.20–23). 4) Communion : Dieu répond avant l’appel (v.24). 5) Paix : harmonie (loup/agneau) et absence de mal (v.25).
1) Qu’est-ce que “créer du nouveau” implique (v.17–18) ? 2) Quels signes concrets de bénédiction sont listés (v.20–23) ? 3) Que signifie la paix cosmique de la fin (v.25) ?