Une seconde lamentation décrit Israël/Juda comme une vigne fertile, pleine de branches puissantes, avec des sceptres pour régner. Mais la vigne est arrachée avec fureur, jetée à terre, et le vent d’orient dessèche son fruit. Le feu consume ses branches et son sceptre, et elle est transplantée dans un désert sec. Le texte conclut : « ceci est une lamentation ». L’image exprime la fin du pouvoir royal et la désolation après l’exil.
La vigne symbolise une vocation royale et une prospérité donnée, mais le jugement arrache et dessèche. Le sceptre brisé indique la perte de la capacité de régner : la puissance s’éteint. Le passage vise à interpréter l’exil comme un renversement total : de la fécondité à la stérilité, du règne à la ruine. La lamentation met en mots la catastrophe pour en tirer une compréhension théologique : l’infidélité conduit au dessèchement et au feu.
La vigne royale est arrachée et desséchée : le pouvoir et la fécondité disparaissent. Le problème est la rupture qui mène à la perte du sceptre et à la désolation.
La perte du sceptre met en évidence l’attente d’un règne restauré. Les prophètes annoncent un roi/rameau que Dieu établira (Es 11,1). En Christ, Dieu inaugure un règne qui porte du fruit durable et qui ne se dessèche pas par jugement.
Ps 80,9–17; Ez 15,1–8; Os 9,16; Mt 21,19
Exprimer le deuil de la chute royale et montrer que la ruine est totale (feu, vent d’orient, désert). La visée est de faire reconnaître la gravité du jugement et la nécessité d’une restauration par Dieu.