Dieu poursuit le récit : même la génération suivante dans le désert s’est rebellée et n’a pas marché dans ses statuts. Dieu parle de sa colère, mais retient encore son jugement total pour l’honneur de son nom. Il annonce toutefois une sentence : il les a livrés à des statuts « non bons » et à des ordonnances où ils ne vivraient pas, conséquence de leur endurcissement. Il mentionne aussi l’horreur de faire passer les premiers-nés par le feu, montrant l’ampleur de l’idolâtrie. Le passage décrit une forme de jugement judiciaire : Dieu laisse le peuple suivre une voie destructrice. Il prépare la suite du réquisitoire sur l’histoire d’Israël.
Le texte présente un jugement de type « abandon » : à force de refuser les statuts de Dieu, le peuple est livré à des pratiques qui le détruisent. Ce n’est pas une approbation morale, mais une sentence judiciaire qui révèle la gravité de l’endurcissement. La mention du sacrifice des premiers-nés expose l’extrême corruption idolâtre. La péricope vise à montrer que Dieu juge aussi en livrant à des voies de mort, et que l’idolâtrie n’est pas neutre : elle déshumanise et profane.
Le peuple persiste dans la rébellion, et Dieu répond par un jugement qui consiste à les livrer à des voies destructrices. Le problème est un endurcissement durable qui mène à des pratiques idolâtres extrêmes.
Le principe d’un jugement par « livraison » est repris en Rm 1,24–28. En Christ, Dieu délivre de l’esclavage des idoles et donne son Esprit pour marcher dans ses voies; le passage souligne le besoin d’une libération que Dieu seul peut accomplir.
Rm 1,24–28; Ps 81,12–13; Nb 25,1–3; Dt 12,31
Montrer que refuser les statuts de Dieu conduit à être livré à des statuts de mort, et que cette livraison est un jugement. La visée est de révéler la gravité de l’idolâtrie et la justice de Dieu dans l’histoire.