Es 53,5–6; Lv 16,21–22
Pilate propose de relâcher quelqu’un; la foule demande Barabbas. Jésus est livré pour être crucifié.
Es 53 décrit le Serviteur portant les fautes d’autrui. Lv 16 décrit le bouc émissaire portant symboliquement les iniquités du peuple. En Mc 15,6–15, Barabbas (coupable) est relâché et Jésus (innocent) est livré.
Le coupable relâché et Jésus condamné illustrent la substitution : le serviteur porte les fautes d’autrui (Es 53,5–6) et le schéma du bouc émissaire portant les iniquités (Lv 16,21–22).
L’innocent est condamné pour le coupable : le salut est substitution.
Le choix Barabbas/Jésus illustre la logique substitutive au cœur d’Es 53 : un innocent souffre à la place des coupables. Le rite de Lv 16 donne un arrière-plan sacrificiel : la faute est portée ailleurs. Marc montre ainsi, narrativement, le sens de la croix.
Mc 15,6–15
- Observation : coupable relâché, innocent condamné. - Références : Es 53,5–6; Lv 16,21–22. - Conclusion : la passion révèle la substitution annoncée/figurée.
Le récit ne dit pas que Barabbas comprend le sens; c’est une lecture théologique de l’événement. Lv 16 est un type (figure), pas une prophétie prédictive.
2 min : Jésus prend la place du coupable : c’est le cœur de l’Évangile. 10 min : (1) Injustice du procès. (2) Substitution visible (Barabbas). (3) Sens biblique : Es 53 / Lv 16.