Ge 2,24; Mal 2,14–16
« Ce que Dieu a joint, que l’homme ne le sépare point. » (Mt 19,6, OST)
Le mariage est une alliance unie par Dieu; le divorce est lié à la dureté du cœur; le royaume appelle à la fidélité et, pour certains, au renoncement au mariage pour le royaume.
Après le discours communautaire (Mt 18), Jésus se dirige vers la Judée; les pharisiens le mettent à l’épreuve. Jésus cite Gn 1–2 et s’aligne avec la critique prophétique de l’infidélité (Mal 2). L’enseignement sur le célibat répond à la réaction des disciples et montre que l’obéissance au royaume est liée à un don/une capacité accordée.
Jésus répond à une question piège sur le divorce en revenant à la création : Dieu a fait homme et femme et les deux deviennent une seule chair. Il affirme que ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer, et il explique que la permission mosaïque était une concession due à la dureté du cœur, non l’idéal du commencement. Jésus avertit ensuite que divorcer et se remarier est un adultère, sauf l’exception mentionnée dans le texte. Enfin, il parle du célibat « pour le royaume », montrant que la vie du royaume appelle à une fidélité et à une compréhension reçues de Dieu.
Ce que Dieu a uni, l’homme ne doit pas le séparer : le royaume appelle à une fidélité selon la création.
Jésus restaure l’intention de la création et interprète la Torah selon son dessein; il dévoile le cœur (dureté) et appelle à une fidélité conforme au royaume.
Mt 19,1–12
1) Question piège. 2) Réponse : création (une seule chair). 3) Objection : Moïse. 4) Explication : dureté du cœur, pas le commencement. 5) Application : adultère. 6) Réaction des disciples + enseignement sur le don du célibat.
Instruction normative pour les disciples sur l’éthique du royaume en matière d’alliance; portée : sainteté, fidélité, et compréhension reçue.
Le passage comporte une exception formulée dans le texte : rester à l’énoncé biblique sans l’élargir ni le minimiser. Le discours sur le célibat est présenté comme un don, pas comme une supériorité intrinsèque.
Pour enseigner la vision biblique du mariage et la nature du péché (dureté du cœur); pour encadrer la question du divorce avec sérieux et sobriété textuelle.