Es 29,13; Os 6,6
« … les publicains et les prostituées vous devancent dans le royaume de Dieu. » (Mt 21,31, OST)
Faire la volonté du Père se manifeste par une repentance qui mène à l’obéissance; la religion de paroles sans actes est disqualifiée.
Cette parabole suit immédiatement la controverse sur l’autorité (Mt 21,23–27) et poursuit le thème de la réponse à Jean-Baptiste. Elle prépare la parabole des vignerons meurtriers, plus sévère, en montrant déjà un verdict : l’entrée dans le royaume dépend d’une repentance concrète, pas d’un statut religieux.
Jésus raconte deux fils : l’un refuse d’abord d’aller travailler à la vigne, puis se repent et y va; l’autre dit oui, mais n’y va pas. Les auditeurs reconnaissent que le premier a fait la volonté du père. Jésus applique : les publicains et les prostituées entrent avant les chefs, car ils ont cru Jean et se sont repentis, tandis que les chefs n’ont pas changé d’avis même en voyant leur réponse. Le passage expose donc la différence entre parole religieuse et obéissance réelle.
Dans le royaume, la repentance qui obéit vaut plus que les paroles sans obéissance.
Jésus accomplit la critique prophétique d’une piété de façade : Dieu cherche l’obéissance et la repentance, non de simples paroles religieuses.
Mt 21,28–32
1) Parabole : refus → repentance → action vs oui → inaction. 2) Question : volonté du père. 3) Verdict des auditeurs. 4) Application : réponse à Jean. 5) Constat final : chefs non repentants malgré l’évidence.
Adresse aux chefs et à la foule; portée évangélique : appel à la repentance effective.
Le texte ne nie pas la valeur des paroles, mais juge la contradiction parole/acte. Le renversement (publicains/prostituées) vise la réponse à Jean, pas une glorification du péché passé.
Pour appeler à une conversion concrète et démasquer l’hypocrisie; pour montrer que le royaume accueille ceux qui se repentent réellement.