Es 53,7; Za 13,7.
Jésus est saisi à la suite du signe de Judas; Jésus refuse l’épée; il affirme que les Écritures des prophètes doivent s’accomplir; les disciples s’enfuient.
Juste après la prière de Gethsémané : la trahison se matérialise et l’arrestation commence. Jésus interprète l’événement par l’accomplissement scripturaire et par une non-violence volontaire.
Judas arrive avec une foule armée et livre Jésus par un baiser. Un disciple tente de défendre Jésus par l’épée, mais Jésus l’arrête et refuse la violence, affirmant qu’il pourrait appeler des légions d’anges. Il déclare que tout arrive afin que les Écritures soient accomplies, et il souligne l’incohérence de l’arrestation nocturne alors qu’il enseignait publiquement au temple. La péricope se termine par l’abandon et la fuite des disciples, montrant la solitude croissante du Messie.
Mais comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ?
L’arrestation du Christ fait avancer l’accomplissement de la passion selon l’Écriture. Jésus se livre volontairement, refuse la voie de l’épée et marche vers la croix comme Serviteur souffrant.
Mt 26,47–56
1) Trahison : baiser-signe. 2) Arrestation : saisie. 3) Réaction : épée d’un disciple. 4) Correction : remettre l’épée; principe de violence. 5) Puissance possible : anges. 6) Interprétation : accomplissement des Écritures. 7) Conséquence : fuite des disciples.
Le passage ne développe pas ici une doctrine de l’État ou de la force; il montre le choix volontaire de Jésus de ne pas se défendre, car la mission messianique passe par la souffrance et l’accomplissement.
Christologie de la passion; non-violence de Jésus; accomplissement; faiblesse des disciples; fidélité du Christ.