Es 53,5–6; Lv 16 (substitution expiatoire, cadre).
Barabbas est relâché; Jésus appelé Christ est livré; Pilate se lave les mains; la foule réclame la crucifixion; Jésus est flagellé puis livré.
Suite du procès romain : après le silence de Jésus, le gouverneur tente une issue par la coutume de relâcher un prisonnier. La décision publique mène à la condamnation définitive.
Pilate propose de relâcher Jésus ou Barabbas selon la coutume, mais les chefs persuadent la foule de demander Barabbas et de réclamer la crucifixion de Jésus. Malgré l’avertissement de sa femme et son constat implicite d’injustice, Pilate cède à la pression, se lave les mains et livre Jésus après l’avoir fait flageller. La libération du coupable et la condamnation de l’innocent mettent en scène une substitution qui éclaire le sens de la croix. Le passage révèle aussi la responsabilité collective et l’endurcissement face au Messie.
Qu’il soit crucifié !
L’innocent est condamné à la place du coupable : le récit met en image la logique de substitution que la croix accomplira pleinement. Le rejet du Messie et la faiblesse politique conduisent au chemin du salut.
Mt 27,15–26
1) Choix proposé : Barabbas ou Jésus. 2) Manipulation : chefs persuadent la foule. 3) Cri : crucifixion. 4) Pilate cède (lavage des mains). 5) Résultat : Barabbas libéré, Jésus flagellé et livré.
La scène ne doit pas être utilisée pour justifier des généralisations hostiles; Matthieu décrit une responsabilité partagée (chefs, foule, Pilate) dans un contexte précis. Le point théologique principal reste la condamnation injuste du Christ.
Passion et substitution; péché collectif; justice/injustice; souveraineté de Dieu dans le chemin vers la croix.