Ps 22,2; Ex 26,33; Es 53,10–11.
Ténèbres; cri « Eli/Eli » et traduction; Jésus rend l’esprit; voile déchiré; tremblement; crainte et confession du centenier : « Fils de Dieu ».
Climax de la crucifixion : après les moqueries, Matthieu décrit l’obscurité, le cri, la mort de Jésus et les signes, puis la confession du centenier et la présence de témoins (femmes).
De midi à trois heures, des ténèbres couvrent le pays, puis Jésus crie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Psaume 22) et rend l’esprit. Le voile du temple se déchire et la terre tremble; Matthieu rapporte des signes qui accompagnent la mort du Christ. Le centenier et les soldats, saisis de crainte, confessent : « vraiment celui-ci était Fils de Dieu ». La péricope présente la mort de Jésus comme un événement décisif qui révèle son identité et ouvre un accès nouveau symbolisé par le voile déchiré.
Vraiment celui-ci était Fils de Dieu.
La mort du Christ accomplit le Psaume 22 et manifeste un tournant cultuel : le voile déchiré signifie l’ouverture d’un accès à Dieu. La confession du centenier anticipe la reconnaissance universelle de Jésus comme Fils de Dieu.
Mt 27,45–56
1) Obscurité (ténèbres). 2) Cri de Jésus (Ps 22). 3) Mort (« rendit l’esprit »). 4) Signes (voile, tremblement, tombeaux selon texte). 5) Réaction : crainte + confession du centenier. 6) Témoins : femmes de loin.
Le passage rapporte des signes extraordinaires; leur fonction dans le récit est de signifier l’importance de la mort de Jésus et d’attester son identité. Il ne développe pas ici toute la doctrine du salut, mais en donne des marqueurs narratifs forts (voile/confession).
Mort de Christ; accès à Dieu; accomplissement du Ps 22; confession de foi; consolation et adoration.