Lc 12,49; Lc 12,50
G2137
réussir; prospérer; rendre prospère
Dans l’arrière-plan biblique, “prospérer” peut signifier que Dieu fait réussir une voie conforme à l’alliance, mais jamais comme promesse de confort sans épreuve. Lc 12 montre au contraire : l’accomplissement messianique passe par la tension et la croix. La pensée hébraïque aide à entendre la “réussite” comme fidélité à l’œuvre de Dieu, même quand cela coûte et divise.
εὐοδόω (euodoō) signifie “faire un bon chemin / réussir”. Dans Lc 12,49–53, la catégorie de “réussite” doit être cadrée par le texte : la mission avance vers un terme (accomplissement) au prix d’une épreuve (baptême). Le grec de la péricope privilégie l’idée d’achèvement (teleō) plutôt que “prospérité”. Euodoō, mis en contexte, aide donc à rappeler une distinction : la mission de Jésus n’est pas une prospérité visible, mais un accomplissement fidèle qui passe par la souffrance. Le sens appliqué à la péricope : issue voulue par Dieu, pas succès social.
On pourrait lire “prospérer” comme réussite matérielle. Clarification : dans la logique biblique, une voie peut “réussir” au sens d’atteindre le but de Dieu, même au milieu de l’épreuve. Lc 12 est un bon garde‑fou : la mission de Jésus avance vers l’accomplissement, mais par un baptême de souffrance et une crise de loyauté. Cette fiche aide à éviter un contresens de prospérité facile.
Souvent au sens de « réussir / prospérer » selon la volonté de Dieu (Rm 1,10; 3 Jn 1,2).
prospérer, réussir, avancer favorablement
Ne pas réduire la prospérité au matériel : dans le NT, peut viser la réussite d’un projet ou le bien-être global. Garder l’équilibre : Dieu bénit, mais la foi n’est pas une formule de réussite.
Ne pas réduire à « richesse » : peut viser la réussite/issue favorable, pas seulement l’abondance matérielle.