Ésaïe présente l’Assyrie comme un instrument temporaire dans la main de Dieu. Mais l’empire devient orgueilleux et violent. Le texte montre que Dieu peut utiliser une puissance sans approuver son arrogance.
Point de prudence : ce passage évite deux erreurs. Il ne faut ni croire que les empires échappent à Dieu, ni croire que leur violence est automatiquement approuvée par Dieu.
Menace assyrienne annoncée par Ésaïe — vers 730 avant JC
Es 10
En Ésaïe 10, l’Assyrie est appelée « verge » ou instrument de la colère de Dieu contre un peuple infidèle. Cela signifie que Dieu reste souverain même dans les crises internationales. Mais le texte ajoute aussitôt que l’Assyrie ne comprend pas son rôle : elle agit avec orgueil, violence et désir de destruction. L’empire pense que sa puissance vient de lui-même, comme une hache qui se vanterait contre celui qui la manie (Es 10,15). Dieu annonce donc qu’il jugera aussi l’Assyrie. Cette fiche est importante pour comprendre la manière biblique de lire les empires : une puissance peut être utilisée dans l’histoire sans être moralement innocente. Dieu gouverne les nations et juge aussi leur orgueil.
L’Assyrie instrument puis jugée