Lc 12,57; Lc 12,54-59
G1649
réprimande; réfutation
La pensée prophétique est souvent une reprise : Dieu reprend son peuple pour le ramener à la vérité de l’alliance. Cette réprimande vise la restauration et le discernement, pas la domination. Dans Lc 12, Jésus agit comme prophète : il dévoile les attentes fausses et invite à discerner le temps. La pensée hébraïque aide à lire la reprise comme un acte de grâce exigeante : ramener à la vérité.
Même si ἔλεγξις (elegxis) n’est pas explicitement dans Lc 12,49–53, la dynamique du passage se prolonge juste après : Jésus corrige l’attente de paix et appelle au discernement. Le grec de la reprise (réfutation) sert à nommer ce mouvement : exposer une fausse lecture (“pensez-vous… ?”) et la corriger par la vérité. Dans cette péricope, la correction est structurante : paix attendue → division annoncée. Elegxis aide à penser le geste de Jésus : une parole qui reprend pour mettre en vérité, pas pour humilier.
On confond parfois réprimande et humiliation. Ici, la logique biblique est : correction pour restaurer et faire discerner. Dans Lc 12, Jésus reprend une attente de paix de compromis et annonce une crise de vérité. Cette fiche sert à garder ce ton : reprise orientée vers la vérité et la responsabilité.
Dans le NT (2 Pi 2,16), désigne une « réprimande / reprise » adressée au prophète pour sa transgression.
réprimande, reproche, blâme (selon contexte)
Ne pas confondre réprimande (qui vise la correction) avec humiliation. Le but biblique est la vérité et la restauration. Ne pas durcir le ton : la réprimande peut être nécessaire mais doit être juste.
Ne pas confondre avec ἔλεγχος (elenchos) : « preuve / conviction / répréhension » (forme proche).