Faire renaître; engendrer de nouveau; régénérer. (ἀναγεννάω — anagennaō)
Le grec ἀναγεννάω combine l’idée de “naître/engendrer” (gennaō) avec “à nouveau” (ana-). La logique est causale : quelqu’un engendre, et un nouvel état commence. Dans 1 Pierre, le verbe est théologique mais concret : Dieu a fait renaître → espérance vivante → héritage. Le mot structure donc une progression : nouvelle naissance → nouvelle identité → nouvelle espérance. Il insiste sur l’origine : cette vie nouvelle vient d’un acte de Dieu, pas d’un effort humain.
L’AT parle du “cœur nouveau” et de l’Esprit donné par Dieu : une recréation intérieure. Il y a aussi l’image de Dieu comme Père qui engendre son peuple (alliance) et qui restaure après l’exil. La Bible pense en termes de création/recréation : Dieu fait du neuf, redonne vie, redonne souffle. Cet arrière-plan éclaire la “nouvelle naissance” : ce n’est pas seulement amélioration morale, c’est une œuvre créatrice de Dieu. La semence, la parole, le souffle sont des images sémitiques fortes de vie donnée. Ainsi, régénérer = Dieu recrée un peuple et des cœurs fidèles.
On peut entendre “régénération” comme développement personnel. Dans le NT, c’est d’abord une œuvre de Dieu : une nouvelle naissance qui change l’identité et l’espérance. Le mot n’invite pas à “se refaire soi-même”, mais à recevoir une vie nouvelle. Garder l’image de naissance aide : on ne s’auto-engendre pas. Le co-texte précisera comment cette vie est reçue (Parole, Christ).
Verbe : faire renaître / régénérer. Décrit une naissance nouvelle, souvent comme œuvre de Dieu qui donne une vie nouvelle.
Toujours noter l’agent : c’est Dieu qui fait renaître (grâce), pas une auto-amélioration.
Employé notamment en 1 Pierre pour décrire l’acte de Dieu qui fait renaître à une espérance vivante, par la résurrection de Jésus et par la Parole.
rester dans l’ancien; mort spirituelle
faire renaître; régénérer; engendrer de nouveau
γεννάω (engendrer) : plus général; ἀναγεννάω = engendrer de nouveau.
régénérer, faire renaître
1 Pi 1,3; 1 Pi 1,23
G0313
ἀναγεννάω
anagennao
Option A : renaître au sens spirituel (nouvelle naissance par Dieu). Option B : renouveler au sens général (restaurer) si le passage l’utilise plus largement. Dans le NT, l’indice est souvent l’agent : “Dieu nous a fait renaître” et l’instrument : Parole, résurrection, espérance. Sans ces indices, rester sur le noyau : naissance nouvelle, mais toujours laisser le co-texte préciser l’agent et le moyen.
Registre naissance/engendrement : passage d’un état à un autre par une “nouvelle naissance”. Dans les épîtres, cela devient registre sotériologique : Dieu donne une vie nouvelle et une espérance vivante. Le co-texte précise l’agent (Dieu) et le moyen (Parole, résurrection).