Étudier les mots importants, c’est chercher leur sens dans le texte biblique et dans les langues d’origine, sans imposer le sens moderne d’une langue comme le français.
1. Pourquoi étudier les mots ?
Certains mots portent une importance particulière dans un passage. Ils peuvent éclairer :
- le thème principal ;
- une nuance théologique ;
- une répétition ;
- un contraste ;
- un lien avec d’autres passages.
Mais l’étude des mots doit toujours rester au service du texte. On ne détache pas un mot de son contexte.
2. Ne pas partir du français
Quand on étudie un mot biblique, il ne faut pas commencer par un dictionnaire français moderne.
Le français est une langue de traduction. Il peut aider à lire, mais il ne donne pas toujours le sens exact du mot biblique d’origine.
Par exemple, un mot français peut traduire plusieurs mots grecs ou hébreux différents. À l’inverse, un même mot grec ou hébreu peut être traduit de plusieurs manières en français selon le contexte.
3. Revenir aux langues d’origine
Pour étudier un mot, il faut chercher autant que possible :
- le mot hébreu, araméen ou grec utilisé ;
- sa forme canonique ;
- son champ de sens ;
- son usage dans le passage ;
- son usage dans le livre ;
- son usage dans d’autres passages bibliques.
Les références Strong peuvent aider, à condition de les utiliser prudemment. Elles servent à identifier le mot d’origine, mais elles ne remplacent pas l’étude du contexte.
4. Le sens d’un mot dépend du contexte
Un mot n’a pas toujours le même sens partout. Il faut donc demander :
- Comment ce mot est-il utilisé dans cette phrase ?
- Quel sens convient au passage ?
- Le mot est-il utilisé ailleurs dans le même livre ?
- Le contexte limite-t-il ou précise-t-il son sens ?
- Y a-t-il une image, une métaphore ou une expression particulière ?
5. Comparer les traductions
Comparer plusieurs traductions peut aider à repérer :
- les mots difficiles ;
- les choix de traduction ;
- les nuances possibles ;
- les passages où le sens mérite d’être vérifié.
Mais la comparaison des traductions doit conduire à revenir au texte biblique, et si possible au mot d’origine.
6. Attention aux erreurs fréquentes
Il faut éviter :
- de choisir le sens qui nous arrange ;
- de donner à un mot tous ses sens possibles en même temps ;
- de construire une doctrine sur une étymologie incertaine ;
- de chercher le sens dans le français moderne au lieu de revenir au grec ou à l’hébreu ;
- d’isoler un mot de la phrase, du paragraphe et du livre.
7. Questions utiles
- Quel est le mot important dans ce passage ?
- Quel est le mot grec, hébreu ou araméen derrière la traduction ?
- Comment ce mot est-il utilisé ici ?
- Est-il répété dans le passage ?
- Est-il utilisé ailleurs dans le même livre ?
- Les traductions françaises le rendent-elles différemment ?
- Quelle nuance aide à mieux comprendre le texte ?
8. À retenir
L’étude des mots ne consiste pas à chercher une définition française intéressante. Elle consiste à comprendre le sens du mot biblique dans son contexte, en tenant compte des langues d’origine et de l’usage du mot dans l’Écriture.