Jc 1,27; He 7,26
G0283
Sans tache; pur; non souillé (au sens moral/cultuel). (ἀμίαντος — amiantos)
L’AT pense la souillure et la pureté comme réalités relationnelles : ce qui est souillé ne peut pas approcher le Dieu saint. Les sacrifices sans défaut et les exigences de pureté rendent l’arrière-plan évident : “sans tache” renvoie à ce qui est acceptable devant Dieu. Mais les prophètes rappellent aussi la pureté du cœur : Dieu veut la sainteté intérieure. Ainsi, amiantos peut toucher les deux : intégrité morale et aptitude cultuelle. Cela éclaire Jacques (vie non contaminée) et Hébreux (Christ parfait, sans défaut).
Le terme fonctionne comme qualificatif normatif : il fixe une condition “non contaminée”. Dans Jacques, il structure un contraste : religion vraie (pure) vs religion souillée par le monde. Dans Hébreux, il renforce l’argument de supériorité : le prêtre est intrinsèquement pur. La logique est : pureté → aptitude (culte, relation à Dieu).
On peut entendre “sans tache” comme perfectionnisme. Dans la Bible, c’est surtout l’idée d’une pureté non contaminée : cohérence, intégrité. Le contexte dira s’il s’agit de l’éthique du croyant ou de la sainteté du médiateur. Lire ce mot aide à relier foi et vie : la vraie religion se voit dans la pureté et la compassion (Jacques).
Registre pureté/sainteté : ce qui n’est pas contaminé, ni profané. Peut qualifier la religion (Jacques) ou le grand prêtre (Hébreux). Le passage précise s’il s’agit d’éthique (vie) ou de culte (sainteté).
pur; intact; non souillé
Toujours distinguer : (A) pureté cultuelle (non souillé) vs (B) pureté morale (intégrité). Le co-texte (Jacques, Hébreux) tranche. Ne pas aplatir en “parfait” : l’idée est absence de souillure / contamination.