Sans tache; pur; non souillé (au sens moral/cultuel). (ἀμίαντος — amiantos)
Le terme fonctionne comme qualificatif normatif : il fixe une condition “non contaminée”. Dans Jacques, il structure un contraste : religion vraie (pure) vs religion souillée par le monde. Dans Hébreux, il renforce l’argument de supériorité : le prêtre est intrinsèquement pur. La logique est : pureté → aptitude (culte, relation à Dieu).
L’AT pense la souillure et la pureté comme réalités relationnelles : ce qui est souillé ne peut pas approcher le Dieu saint. Les sacrifices sans défaut et les exigences de pureté rendent l’arrière-plan évident : “sans tache” renvoie à ce qui est acceptable devant Dieu. Mais les prophètes rappellent aussi la pureté du cœur : Dieu veut la sainteté intérieure. Ainsi, amiantos peut toucher les deux : intégrité morale et aptitude cultuelle. Cela éclaire Jacques (vie non contaminée) et Hébreux (Christ parfait, sans défaut).
On peut entendre “sans tache” comme perfectionnisme. Dans la Bible, c’est surtout l’idée d’une pureté non contaminée : cohérence, intégrité. Le contexte dira s’il s’agit de l’éthique du croyant ou de la sainteté du médiateur. Lire ce mot aide à relier foi et vie : la vraie religion se voit dans la pureté et la compassion (Jacques).
Adjectif : sans tache, non souillé; exprime une pureté intacte (morale ou cultuelle) selon le contexte.
Jacques : religion “pure” (non souillée) ; Hébreux : grand prêtre “sans tache” (sainteté parfaite).
pur; intact; non souillé
sans tache
Jc 1,27; He 7,26
G0283
amiantos
Toujours distinguer : (A) pureté cultuelle (non souillé) vs (B) pureté morale (intégrité). Le co-texte (Jacques, Hébreux) tranche. Ne pas aplatir en “parfait” : l’idée est absence de souillure / contamination.
Registre pureté/sainteté : ce qui n’est pas contaminé, ni profané. Peut qualifier la religion (Jacques) ou le grand prêtre (Hébreux). Le passage précise s’il s’agit d’éthique (vie) ou de culte (sainteté).