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séduction — ἀπάτη — apatē

Sens (principal)

tromperie ; séduction

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ἀπάτη signifie tromperie, séduction, illusion, fraude. Le nom décrit une réalité qui trompe en donnant une apparence crédible. Logiquement, ἀπάτη met en relief le piège : on est attiré par quelque chose qui semble bon, mais qui mène ailleurs. Dans le NT, on parle de “tromperie du péché”, de “tromperie des richesses” : le mal agit souvent par séduction, pas seulement par violence. Ainsi, ἀπάτη révèle une stratégie spirituelle : le mensonge qui attire. En somme, ἀπάτη = séduction/tromperie : illusion séduisante.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

La Bible connaît le serpent, la ruse, les idoles qui promettent mais déçoivent. La pensée sémitique comprend que le cœur peut être trompé, et que la sagesse consiste à discerner. Ainsi, ἀπάτη résonne avec l’appel : ne pas se laisser séduire, écouter la vérité de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Aujourd’hui, la tromperie est partout (pub, fake news). ἀπάτη aide à prêcher le discernement : le péché ne se présente pas toujours comme “mal”, mais comme “mieux”. Clarification : le remède est la vérité reçue et aimée (Parole, Esprit, communauté). En prédication exégétique, ἀπάτη permet de parler de vigilance : identifier les mensonges qui nous gouvernent et revenir à la vérité du Christ.

Courte description — (aide remplissage)

La tromperie : danger spirituel majeur; Jésus avertit contre les séductions des derniers temps. (Mt 24,4–5)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mt 24, Jésus répète : “Prenez garde que personne ne vous séduise.” La tromperie vise à détourner de la fidélité à Christ (faux christs, faux prophètes, discours trompeurs). Le mot souligne la vigilance doctrinale et la sobriété.

Pièges lexicaux

Ne pas voir de la tromperie partout : Jésus appelle à discerner, pas à la paranoïa. Mais ne pas être naïf : la séduction peut être religieuse. Garder comme critère : l’Évangile de Christ et le fruit.

Usage biblique (mini)

Tromperie spirituelle ou morale. Souvent associée à l’égarement et aux faux enseignements.

Antonymes / contrastes (FR)

vérité, discernement, sobriété

Synonymes / proches (FR)

séduction, ruse, illusion

À ne pas confondre avec…

πλάνη — égarement (proche) ; ψεῦδος — mensonge (plus direct)

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Péché / repentance
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

séduction

Versets clés (liste)

Mt 24,4–5.11 ; 2 Th 2,3 ; Ép 4,14

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0539

Lemme / racine (optionnel)

Origine : voir la section “Origine” sur lueur.org (apatē).

Prononciation — (aide remplissage)

a-pa-té

Translit. — NOYAU

apatē

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 24, le co-texte répète “Prenez garde” : la tromperie vise à faire quitter la fidélité à Jésus. Donc ne pas réduire à une simple “erreur intellectuelle” : c’est un piège qui entraîne. Règle : repérer l’objet de la tromperie (qui est Jésus, quand il vient) et le fruit (détourner de la persévérance).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 24,15–28 — “séduction/tromperie” (G539) : la tromperie vise l’illusion produite par de faux christs/prophètes, capable d’égarer même les élus. L’indice est l’avertissement répété “ne vous laissez pas séduire”. - Mt 24,15–28 — Option A (erreur innocente) / Option B (tromperie active) : le co-texte tranche vers B : signes et prodiges visent à tromper, donc il y a intention d’égarer.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre tromperie/séduction : le mot désigne la duperie qui piège et détourne. Dans Mt 24, il active l’univers spirituel de la vigilance doctrinale : fausses paroles, faux christs, influences qui égarent. Il met l’accent sur le danger interne (être entraîné) plutôt que sur la violence externe.