🇬🇷

se retirer / partir — ἀναχωρέω — anachōreō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Se retirer; s’éloigner; regagner; partir (selon contexte).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἀναχωρέω (“se retirer”, “s’éloigner”, “partir”) décrit un retrait : quitter un lieu, se mettre à l’écart, changer de zone. La logique du passage contraint la nuance : parfois c’est une prudence face à l’hostilité, parfois une obéissance à une direction (songe, avertissement), parfois une recherche de solitude, parfois une transition de ministère. Exégétiquement, ce verbe est important dans la structure narrative (surtout chez Matthieu) : il marque des charnières. Quand un personnage “se retire”, une étape se clôt et une autre commence. La nuance utile est donc : retrait/déplacement, avec valeur stratégique. Pour comprendre, on repère la cause exprimée : “ayant appris que… il se retira”. Ainsi, ἀναχωρέω peut montrer une sagesse : éviter une confrontation prématurée, protéger une vie, garder la mission. Il ne faut pas moraliser automatiquement en “fuite”. Exégétiquement, le retrait n’est pas forcément une défaite; il peut être une stratégie de mission : déplacer l’action vers un autre lieu, ouvrir un nouvel espace de proclamation. Il peut aussi servir la révélation : Jésus se retire, et un enseignement plus intime est donné. Le lecteur doit donc lire ce verbe comme un signal : l’histoire bouge. Les lieux changent, les foules changent, et les oppositions montent ou baissent. Exégétiquement, cela aide à suivre le récit : pourquoi Jésus n’agit-il pas ici mais là ? Parfois, ἀναχωρέω explique ce déplacement. Ainsi, le mot porte un sens de contrôle providentiel : l’histoire n’est pas chaotique; il y a des temps. Le lecteur doit aussi repérer les conséquences : après le retrait, que se passe-t-il ? souvent, un nouvel épisode commence. ἀναχωρέω devient donc une clé de lecture : transition, prudence, direction. Et, pastoralement, il montre que la sagesse peut inclure des retraits : se retirer pour prier, se retirer pour éviter l’escalade, se retirer pour continuer la mission autrement. Exégétiquement, le verbe invite donc à lire les mouvements comme partie de la stratégie du royaume : avancer, reculer, se retirer, pour accomplir la volonté du Père.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique, le “retrait” et le “désert” sont des motifs fréquents : Dieu protège, prépare et conduit en mettant à l’écart. Le repère principal est simple : Dieu guide aussi par des déplacements. L’Ancien Testament montre Moïse au désert, David en fuite, Élie se retirant. Ces retraits ne sont pas toujours des échecs; ils peuvent être des lieux de formation et de protection. Cela éclaire ἀναχωρέω : “se retirer” peut résonner avec cette sagesse biblique. Exégétiquement, quand Jésus se retire, cela peut être pour éviter une hostilité prématurée, pour accomplir le plan de Dieu, ou pour préparer un enseignement. L’arrière-plan AT rappelle aussi que Dieu peut sauver par un déplacement : Joseph fuit avec l’enfant, Israël sort d’Égypte. Les retraits font partie de l’histoire du salut. Cela protège contre une lecture héroïque simpliste : rester et se battre n’est pas toujours la fidélité; parfois, la fidélité est d’obéir et de se déplacer. Ainsi, ἀναχωρέω devient un repère d’univers biblique : prudence, obéissance, formation. Il rappelle que Dieu conduit par étapes. Le retrait peut être un “temps de Dieu”, pas une capitulation. Exégétiquement, cela encourage à lire les déplacements comme providence : Dieu ouvre un chemin, ferme une porte, et conduit plus loin. Le mot porte donc une tonalité d’alliance : marcher là où Dieu mène, même quand cela implique de se retirer.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “se retirer” peut être perçu comme faiblesse ou comme fuite. Le risque est de juger le mouvement sans lire le contexte. La clarification utile est : ἀναχωρέω décrit un retrait/déplacement, souvent stratégique, et le texte donne parfois la raison. Exégétiquement, il faut donc regarder : est-ce pour éviter un danger, pour chercher la solitude, ou pour accomplir une étape ? On reste descriptif. Ainsi, on évite un contresens moderne : interpréter moralement ce que le récit présente comme sagesse ou providence. Dans les évangiles, les retraits de Jésus montrent souvent une maîtrise du temps : il n’est pas “poussé” au hasard; il choisit le moment. Le lecteur moderne peut aussi y entendre une leçon de discernement : parfois, la mission continue autrement, sans confrontation directe. Le retrait peut être un acte de sagesse. Exégétiquement, ἀναχωρέω est aussi un marqueur de structure : il annonce une nouvelle scène. Le lecteur moderne gagne donc à le repérer pour suivre le récit. Et pastoralement, le mot peut aider : apprendre à se retirer pour prier, ou à se retirer pour éviter l’escalade, sans culpabilité inutile. Le sens reste simple : partir / se retirer. Mais le contexte donne la portée.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : se retirer / s’éloigner / regagner. Dans les récits, décrit souvent un retrait stratégique (prudence, solitude, direction divine).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Se retirer/s’éloigner, souvent dans une dynamique narrative (changement de lieu suite à opposition ou besoin).

Pièges lexicaux

Ne pas moraliser automatiquement (‘fuite’ = lâcheté). Souvent, c’est sagesse et obéissance dans la narration.

Usage biblique (mini)

Décrit des retraits/déplacements de Jésus ou d’autres personnages dans le récit.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

se retirer; s’éloigner; partir

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

se retirer

Versets clés (liste)

Mt 4,12; Mt 12,15; Mt 14,13; Jn 6,15

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0402

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

anachōreō

Vérifiable
Champs sémantiques
JusticePrière
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Identifier la raison dans le passage : avertissement, opposition, recherche de solitude. Traduire ‘se retirer / s’éloigner’ de façon neutre si la motivation n’est pas explicitée.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Souvent associé à une cause (hostilité, nouvelle étape).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre mouvement/prudence : quitter un lieu pour éviter un danger, se mettre à l’écart, ou suivre une direction reçue (songes, opposition).