🇬🇷

tout — ἅπας — hapas

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Adjectif : tout, l’ensemble, la totalité de ce qui est visé par le contexte.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans les évangiles, ἅπας (“tout”, “l’ensemble”) est un terme de totalité : il désigne la totalité d’un groupe, d’une réalité, ou d’un ensemble. La logique du passage contraint sa portée : “tout” peut être absolument universel, ou “tout” au sens de “tout ce qui est en vue dans ce contexte” (tous les présents, toute la ville, tout le peuple). Exégétiquement, ἅπας sert à intensifier : l’événement n’est pas marginal, il touche “tout” un ensemble. Il peut aussi servir à exprimer une exigence : aimer Dieu de tout, garder tout, faire tout. La nuance utile est donc : totalité, totalité focalisée par le contexte. Pour comprendre, il faut suivre le référent : de quoi est-il question ? foule, région, disciples, paroles ? Le texte précise souvent l’objet : “tout le peuple”, “toute la ville”. Ainsi, ἅπας est un outil de mise en scène : il donne de l’ampleur, il montre une réaction collective, ou il souligne un contraste (tous vs quelques). Exégétiquement, il ne faut pas en faire un absolu mathématique sans nuance ; mais il ne faut pas non plus l’affaiblir. Le mot signale que l’évangéliste veut faire sentir l’étendue. Dans certains contextes, il peut aussi soutenir une universalité théologique : le salut concerne tous. Mais le co-texte doit guider. Le lecteur doit donc lire “tout” comme un mot de portée : il étend l’horizon. Et cette extension a un effet narratif : la scène devient publique, la nouvelle se répand, la responsabilité devient collective. Ainsi, ἅπας participe à la dynamique : la parole de Jésus n’est pas privée ; elle touche “tout” un groupe. Le mot, discret, aide à comprendre pourquoi l’opposition monte ou pourquoi la foule se presse : l’effet est total. Exégétiquement, ce petit mot montre l’ampleur du royaume qui s’approche.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, la totalité est un thème de l’alliance : aimer Dieu de tout son cœur, servir de tout son être. Le repère principal est simple : Dieu demande une fidélité entière. Cela éclaire l’usage de “tout” : quand l’évangile parle de “tout”, il peut rejoindre ce langage d’intégrité. L’AT parle aussi de rassemblements : tout le peuple, toute l’assemblée. Ces expressions marquent une dimension communautaire : la parole de Dieu concerne l’ensemble. Si un écho est utile, il reste bref : “de tout ton cœur” et “toute l’assemblée”. Ainsi, ἅπας peut, selon le contexte, exprimer soit une ampleur collective (tous), soit une exigence d’intégrité (tout). L’arrière-plan AT aide à entendre que la totalité n’est pas une exagération rhétorique gratuite ; elle exprime une fidélité complète ou une portée collective. L’exégèse reste sobre : on suit le passage et l’objet de “tout”. Mais on comprend que la Bible vise souvent l’entièreté : Dieu ne veut pas une demi-alliance. Et quand le récit dit “tout le peuple”, il rappelle une responsabilité commune : la réponse à Dieu n’est pas seulement individuelle. ἅπας devient donc un repère d’univers biblique : intégrité et communauté. Il souligne soit l’appel à une réponse totale, soit la diffusion totale d’un événement. Dans les deux cas, il agrandit le cadre : ce n’est pas petit, ce n’est pas fragmentaire ; c’est “tout” entier.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “tout” peut être lu comme une généralisation imprécise (“tout le monde”), ou comme une affirmation absolue qui semble exagérée. Le risque est de discuter le chiffre au lieu de lire le sens. La clarification utile est : ἅπας sert à exprimer une totalité, souvent contextualisée. Exégétiquement, il faut demander : de quel “tout” s’agit-il ? tous les présents, toute une ville, toute une région, ou “tout” au sens d’intégrité (de tout son cœur) ? Le contexte décide. Cela évite un contresens moderne : prendre “tout” comme une statistique. Le texte utilise ce mot pour donner une portée : l’événement ou l’appel est large. On reste descriptif : quel est l’objet de la totalité ? Ensuite, on observe l’effet narratif : la foule réagit, la nouvelle se répand, la responsabilité devient collective. Ainsi, ἅπας est un mot de cadrage : il agrandit l’horizon et rend visible l’ampleur. Pour le lecteur moderne, c’est aussi un rappel : la foi biblique vise une réponse entière, pas partielle. Quand Jésus appelle à aimer ou à suivre, le langage de totalité indique une intégrité. Mais on ne moralise pas ; on lit la fonction du mot. ἅπας montre que l’évangile n’est pas une affaire fragmentée : il touche des ensembles, et il appelle à une réponse entière. Ce petit mot aide donc à lire l’ampleur du royaume et l’exigence de fidélité.

Courte description — (aide remplissage)

Adjectif de totalité qui rassemble un ensemble entier dans le cadre défini par le passage.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 5,28, ἅπας souligne que Lévi laisse l’ensemble de sa situation ancienne pour suivre Jésus.

Pièges lexicaux

Ne pas transformer systématiquement « tout » en absolu philosophique. Le mot prend sa portée réelle à partir de l’objet mentionné dans le passage.

Usage biblique (mini)

Le mot sert à donner à une action ou à une réponse une portée totale dans le cadre précis du récit.

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

entier ; complet ; totalité

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Autre
Nature
Adjectif
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

tout

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G0537

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

hapas

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
NarratifRévélation
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot n’impose pas à lui seul une universalité absolue. Dans Lc 5, le co-texte de l’appel de Lévi et de sa réponse impose l’idée de totalité concrète : il laisse tout ce qui structurait sa vie ancienne. Il faut donc suivre l’objet réel de « tout » dans la phrase. Le terme élargit, mais c’est le contexte qui détermine l’étendue exacte.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Lc 5,27–32 : le mot porte une nuance de totalité concrète ; Lévi ne quitte pas une partie de son ancienne vie, mais l’ensemble de ce qui l’attachait à son poste.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le mot active un registre de totalité concrète et de réponse entière. Dans Lc 5, il sert la rupture nette de Lévi avec son ancienne situation pour suivre Jésus.