transfigurer ; transformer
μεταμορφόω signifie transformer la forme, être transfiguré. En Mt 17,2 et Mc 9,2, le verbe sert à décrire un changement visible qui révèle l’identité de Jésus : la forme ordinaire laisse apparaître une gloire. Le mot fonctionne narrativement comme dévoilement : la scène donne une “preuve” anticipée au milieu du chemin vers la croix. En Rm 12,2, le verbe prend une portée éthique : être transformé par le renouvellement de l’intelligence; la logique est intérieure → extérieure, une métamorphose qui change la manière de discerner. Le terme relie donc deux dynamiques : révélation (Christ) et transformation (disciple), en montrant qu’un changement de “forme” exprime une réalité plus profonde.
L’arrière-plan biblique associe la gloire de Dieu à la lumière (théophanie) : Dieu se manifeste et parle. Moïse sur la montagne, la nuée, la voix : autant d’échos. La transfiguration situe Jésus dans la continuité et l’accomplissement : la gloire de Dieu se révèle en lui, et la parole “écoutez-le” confirme son autorité.
On réduit parfois la transfiguration à un spectacle. Metamorphoō signale une révélation : qui est Jésus vraiment. Clarification : ce moment n’évacue pas la croix; il la prépare en montrant que la gloire passe par l’obéissance. Le disciple est appelé à écouter Jésus, même quand il annonce souffrance et renoncement.
La transfiguration révèle la gloire de Jésus : il est le Fils bien-aimé, écoutez-le. (Mt 17,2.5)
Dans Mt 17, Jésus est transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean : sa gloire est dévoilée. Cela confirme son identité et prépare les disciples à comprendre la croix : la gloire passe par le chemin du Serviteur.
Ne pas réduire la transfiguration à un “effet spécial” : c’est une révélation théologique. Ne pas détacher du contexte : elle précède l’annonce de la souffrance et du discipulat.
Utilisé pour la transfiguration de Jésus et, ailleurs, pour la transformation du croyant (selon contexte). Ici : révélation de la gloire messianique.
demeurer inchangé, obscurité (image)
transfigurer, transformer
μετανοέω — se repentir (changement de pensée) ; ἀλλάσσω — changer (terme général)
transfigurer
Mt 17,2.5 ; Mc 9,2 ; Rm 12,2
G3339
meta- (changement) + morphē (forme) (selon lueur).
mé-ta-mor-fo-o
metamorphoō
En Mt 17, le co-texte (visage brillant, vêtements lumineux, voix) impose “transfigurer” au sens de révélation de gloire, pas simple amélioration morale. En Rm 12,2, le même verbe vise la transformation de la pensée. Règle : distinguer transformation “révélationnelle” (Mt 17) vs “éthique” (Rm 12) selon contexte.
- Mt 17,1–8 — “transfigurer” (G3339) : exprime une transformation visible qui révèle la gloire/identité de Jésus. L’indice est l’éclat du visage et des vêtements. - Mt 17,1–8 — Option A (changement d’apparence superficiel) / Option B (révélation de l’identité) : le co-texte tranche vers B : voix du Père + nuée confirment le Fils.
Registre transformation/changement de forme : le verbe signifie être transformé, changer d’apparence. Dans Mt 17, il active l’univers de la révélation : la gloire de Jésus est dévoilée. Il relie l’événement visible à l’identité réelle du Fils.