Étranger; d’une autre nation/peuple. (ἀλλόφυλος — allophylos)
Le terme construit une distinction d’appartenance : ceux “du peuple” vs ceux “d’un autre peuple”. Dans Lc 17, il sert à rendre le contraste frappant : ceux qui auraient dû revenir ne reviennent pas; l’étranger, lui, revient. La logique est narrative et théologique : renversement des attentes.
L’AT encadre la relation à l’étranger : l’accueillir avec justice car Israël a été étranger en Égypte. L’étranger peut être exclu de certaines fonctions cultuelles, mais il est protégé par la loi. Les prophètes annoncent aussi une ouverture des nations qui viendront adorer. Cet arrière-plan éclaire Lc 17 : l’étranger (Samaritain) devient modèle de reconnaissance, signe que Dieu accueille au-delà des frontières. L’éthique d’alliance transforme la catégorie : l’étranger n’est pas méprisé, il est objet de miséricorde.
Le mot “étranger” peut activer des tensions identitaires. Le récit biblique l’utilise souvent pour révéler un renversement : la foi et la gratitude peuvent surgir là où on ne les attend pas. Lire ce terme en contexte aide à éviter les généralisations : il décrit un statut, mais il sert aussi à montrer l’ouverture de la grâce et l’appel à l’accueil. Le passage précisera si l’accent est sur exclusion, mission ou gratitude.
Adjectif/substantif : étranger (non israélite), d’un autre peuple.
Met en contraste l’attente religieuse et la foi : un “étranger” peut être celui qui rend grâce, révélant l’ouverture de la grâce de Dieu.
étranger; non-israélite
un étranger
Lc 17,18
G0246
allophulos
Le terme désigne un “autre peuple” (non-Israélite). Règle : repérer si l’usage est descriptif (étranger) ou polémique (ennemis). Ne pas importer une hostilité automatique : suivre le passage et l’éthique biblique d’accueil/justice envers l’étranger.
Registre identité/frontières : appartenance à un peuple, statut d’étranger. Peut concerner l’accès au culte, les relations et la mission. Le contexte précisera s’il s’agit d’exclusion, d’accueil ou de reconnaissance de la foi.