Lc 6,44 ; Ap 14,18–19
G5166
Vendanger; récolter la vendange
La vigne et la vendange sont des images majeures de l’AT : bénédiction (terre qui donne du fruit) mais aussi jugement (“fouler le pressoir”). Les prophètes utilisent la “vendange” pour parler du jour de l’Éternel : la maturité du mal, puis la récolte/jugement. La vigne peut aussi représenter Israël, appelé à porter un fruit de justice. Cet arrière-plan éclaire Ap 14 : le langage de vendange évoque un jugement fixé, non arbitraire. Dans les paroles de Jésus, l’image du fruit/vigne renvoie aussi à la réalité du cœur : ce qui est intérieur finit par porter un fruit visible.
Le grec τρυγάω est un verbe de récolte spécifique : la vendange. La logique est “maturité → action” : quand c’est mûr, on cueille. Dans Lc 6,44, l’image sert un raisonnement moral : le fruit révèle l’arbre. Dans Ap 14, la même logique devient eschatologique : la vigne est mûre, donc le temps de la récolte/jugement est arrivé. Le mot aide à lire la progression : attente → maturité → récolte.
On peut entendre “vendanger” comme simple activité rurale. La Bible s’en sert souvent comme image : le temps venu, ce qui a mûri est récolté. Dans Ap 14, cela parle de jugement; il faut garder la sobriété et la gravité du symbole, sans le transformer en détail agricole. Dans Lc 6, cela aide à lire la logique : le fruit révèle la réalité de l’arbre.
Le verbe décrit l’acte de récolter des fruits mûrs (vendange). Dans Ap 14, il souligne que “les raisins sont mûrs” : temps fixé, récolte finale, dimension de jugement.
Registre agricole : vendange, mûrissement, récolte. Dans l’Apocalypse, le registre devient symbolique : récolte/jugement, avec le langage de la vigne. Le contexte précise si l’action est simple observation (proverbe) ou scène de jugement.
Piste : rappeler que Dieu connaît le “temps mûr” et que la vie porte un fruit qui sera révélé. Dans Ap 14, prêcher avec sobriété : le jugement est réel, et l’Évangile appelle aujourd’hui à se tourner vers Christ.
vendanger, récolter, cueillir
Option A : vendanger au sens concret (cueillir des grappes). Option B : vendanger comme image de récolte finale/jugement (Ap 14). L’indice est le genre du passage : parole proverbiale/agricole → A; vision apocalyptique avec “vigne de la terre” et anges → B. Dans tous les cas, le mot garde la logique : fruit mûr → récolte. Ne pas effacer l’image : dans Ap 14, le co-texte impose la gravité du jugement.
Ne pas confondre avec θερίζω (moissonner) : ici l’accent est sur la vendange. Dans l’Apocalypse, respecter le langage symbolique : ne pas sur-spécifier, garder la gravité du jugement et l’appel à la repentance.
θερίζω (moissonner) ; τρύγητος (vendange, substantif)