Vigne (plante) ; par extension image d’Israël / du Messie (selon contexte) (ἄμπελος — ampelos).
Le nom est concret, mais il sert souvent de support analogique : la vigne est un organisme qui porte du fruit, qui doit être entretenu, taillé, protégé. La logique du texte (porter du fruit / être retranché) contraint la lecture. Le contexte décide si l’auteur décrit une scène agricole ou utilise une image structurante pour parler d’identité et de fécondité.
La vigne est une image majeure : Israël est la vigne plantée par Dieu (Ésaïe 5), appelée à produire du fruit de justice. L’arrière-plan sémitique fait donc résonner l’idée d’alliance : Dieu plante, protège, attend du fruit; l’infidélité produit des “raisins sauvages”. Dans les paroles de Jésus (si contexte johannique), l’image se recentre : Dieu donne la vraie fécondité par l’union au Messie.
On peut soit rester au niveau botanique, soit forcer la métaphore. Le texte biblique utilise une image agricole très concrète pour parler de fruit, fidélité et appartenance. Le contexte (récit vs discours) décide de la densité symbolique.
vigne
G0288
ampelos
Ampelos peut être littéral (vigne) ou métaphorique (Israël/Jésus vraie vigne). Le co-texte tranche. Ne pas réduire à botanique si c’est discours, ni forcer la métaphore si c’est agricole.
Registre agricole (vigne, culture, fruit) et, fréquemment, registre de l’alliance (Israël comme vigne/vigne du Seigneur). Selon le passage, l’univers activé est soit le travail des champs, soit l’identité du peuple et sa fécondité devant Dieu.