Sac; besace (sac de voyage)
πήρα désigne un sac, souvent compris comme sac de route. Dans Lc 22,35–38, Jésus oppose deux périodes : l’envoi précédent “sans bourse, sans sac” et le “maintenant” où il faut prendre bourse et sac. Exégétiquement, le sac n’est pas au centre pour lui-même; il sert de marqueur de conditions de mission. La logique est narrative : l’accueil d’hier rendait la dépendance visible; l’opposition qui vient rend la prudence nécessaire. Le mot se lit donc dans un schéma avant/maintenant, et il est lié au motif de l’accomplissement (“il a été compté avec les malfaiteurs”). Autrement dit, Jésus annonce que l’heure change : il va être traité comme un criminel, et ses disciples doivent comprendre que le cadre de leur marche change aussi. Le sac devient un signe concret de ce changement d’heure, plus qu’un détail d’équipement.
Dans l’imaginaire biblique, le sac de route évoque le voyage, l’exode, et la dépendance à la provision de Dieu. Les envoyés partent parfois sans provisions pour manifester cette dépendance. Luc 22 reprend ce motif mais l’inscrit dans une nouvelle phase : l’opposition se renforce, l’accomplissement de l’Écriture approche, et la route devient dangereuse. La pensée sémitique comprend qu’il y a des saisons : Dieu peut conduire son peuple dans un temps de provision ouverte et dans un temps de crise où la prudence est requise. Le sac n’est donc pas un symbole d’autonomie orgueilleuse, mais un indicateur de passage vers une période d’épreuve, sous la souveraineté de Dieu et dans la trajectoire du Messie vers la passion.
On peut lire “prenez un sac” comme un appel à la peur ou à l’autosuffisance. Le texte montre plutôt un tournant : Jésus rappelle qu’ils n’ont manqué de rien auparavant, puis annonce une nouvelle situation parce que l’heure de la passion commence. Clarification : il ne s’agit pas d’un principe universel sur l’argent ou le matériel, mais d’une préparation au changement de conditions de mission. En prédication exégétique, πήρα aide à suivre l’argument : avant/maintenant, accomplissement des Écritures, opposition réelle, puis incompréhension des disciples sur l’épée. Le sac sert à signaler l’heure qui change, pas à définir une spiritualité de la logistique.
Nom : sac/besace (sac que l’on porte pour provisions). Utilisé dans les instructions de Jésus sur le voyage et la dépendance (Lc 10; Lc 22).
Dans Lc 10,4, Jésus dit de ne pas prendre bourse, sac (πήρα) ni sandales : l’absence de sac souligne une mission légère et une dépendance de l’accueil. Dans Lc 22, il recontextualise ces consignes en fonction du moment.
Ne pas réduire à une ascèse universelle : le co-texte (mission précise) décide. Distinguer “sac” (besace) de “bourse” (argent) : la consigne touche provisions et sécurité.
Employé dans les consignes de mission pour parler de voyager léger et dépendre de Dieu/ de l’accueil, et dans un rappel ultérieur où Jésus précise un autre moment.
être chargé; accumuler; se suréquiper
besace; sac de voyage; sac de provisions
βαλάντιον (bourse) — argent; πήρα — provisions/équipement.
sac
Lc 10,4; Lc 22,35–36
G4082
pēra — « pé-ra » (approx.)
pera
Le mot signifie “sac/besace”. Pour le sens en contexte, relever : (1) liste d’objets de voyage (bourse, sac, sandales) → sens concret; (2) objectif de la consigne (mission, dépendance). Dans Luc, la liste impose le sens matériel. On évite donc de spiritualiser en “sac = péché” : c’est un objet réel qui sert une leçon (dépendance) dans une mission donnée.
Registre du voyage et de la subsistance : sac de provisions, besace du marcheur. Dans les instructions missionnelles, le mot sert à parler de simplicité et de dépendance (ne pas s’appuyer sur ses ressources).