Le Seigneur désigne soixante-douze autres disciples et les envoie deux à deux dans les villes où il doit aller. Il dit que la moisson est grande, mais les ouvriers peu nombreux; il ordonne d’aller sans provisions superflues, de chercher l’hospitalité, de guérir les malades et d’annoncer : « Le royaume de Dieu s’est approché ». En cas de rejet, ils doivent secouer la poussière en avertissement.
- Jésus désigne soixante-douze autres disciples et les envoie deux à deux. - Il commande de prier le maître de la moisson pour des ouvriers. - Image : agneaux au milieu des loups. - Consigne : ne pas porter bourse, sac, souliers; ne pas s’attarder en salutations. - Paix prononcée sur la maison; elle “repose” si un fils de paix est là. - Rester dans la même maison; manger et boire ce qui est donné. - Guérir les malades et annoncer : “le royaume de Dieu s’est approché”. - En cas de refus : proclamer le témoignage en public et secouer la poussière. - Comparaison : jugement plus supportable pour Sodome.
Former des messagers du royaume : dépendance, simplicité, paix, guérison et proclamation, avec discernement face au rejet.
Pourquoi “ne pas saluer en route” ? → Le texte met en avant l’urgence et la focalisation de la mission. Que signifie “fils de paix” ? → Une personne/disposition qui reçoit la paix offerte et accueille les envoyés. Pourquoi “secouer la poussière” ? → Geste de témoignage public en cas de refus, sans violence, mais avec avertissement.
Jésus va visiter de nombreuses villes : il faut des envoyés pour préparer sa venue et porter l’annonce du Royaume. Le problème implicite est double : manque d’ouvriers pour une moisson abondante et possibilité réelle de rejet du message. Le texte présente la mission comme préparation à la venue du Messie et comme moment décisif de réception ou de refus du Royaume.
Le Messie étend la mission : Jésus envoie des ouvriers pour annoncer le royaume et manifester sa proximité par la guérison.
Mt 9,37–38; Lu 9,1–6; Ac 13,51; Ro 10,14–15; Mt 28,19–20
- Aucun sentiment n’est explicitement nommé; le texte décrit surtout des consignes et des scénarios d’accueil/refus.
Juste avant, Jésus a parlé du tournant vers Jérusalem et du coût du discipulat (Lc 9,51–62). Cette péricope inaugure l’expansion de la mission pendant le voyage : les envoyés précèdent Jésus dans les villes. Juste après, Jésus prononce des malheurs sur des villes incrédules (Lc 10,13–16), puis les soixante-douze reviennent avec joie (Lc 10,17–20).
- Répétition du motif “envoyer” / “aller”. - Répétition de “paix” (salutation et réception). - Répétition de la formule : “le royaume de Dieu s’est approché”. - Contraste explicite : agneaux / loups. - Contraste : accueillir / rejeter. - Motif de prière : “priez”.
Moisson : image d’une récolte prête, symbole d’une mission urgente. Ouvriers : personnes envoyées pour travailler à cette mission. Paix : bénédiction offerte; elle teste l’accueil ou le refus. Royaume proche : Dieu agit et vient régner; le message est immédiat. Poussière : geste public qui marque le refus et sert de témoignage.
Transformer ces consignes en règle universelle de vie : le texte décrit un cadre missionnaire précis d’envoi. Réduire la mission à des guérisons : la proclamation de la proximité du Royaume est explicitement centrale. Lire le geste de la poussière comme vengeance : il est présenté comme témoignage, laissant le jugement à Dieu.
Tension : grande moisson vs ouvriers peu nombreux; messagers vulnérables (agneaux) vs opposition (loups); accueil de paix vs refus public. Visée : établir une mission simple et urgente qui annonce la proximité du Royaume, tout en soulignant que le refus engage une responsabilité devant Dieu.
Désignation des soixante-douze → envoi deux à deux → image de la moisson + ordre de prier le maître → image agneaux/loups → consignes de sobriété (ne pas s’encombrer) → entrée dans une maison (paix testée) → rester/manger → guérir + annoncer “Royaume proche” → scénario de refus (place publique, poussière) → affirmation : Royaume proche malgré refus → comparaison avec Sodome (jugement).
villes et lieux
Lc 10,1–12