Nom : vase précieux d’albâtre servant de contenant à un parfum de grande valeur ; dans Mc 14, support concret d’un geste d’honneur et de préparation à la sépulture de Jésus.
Dans les évangiles, ἀλάβαστρον (“vase d’albâtre”) désigne un contenant précieux, souvent associé à un parfum coûteux. Le mot est concret : un récipient, fragile, fait pour garder une substance rare. La logique du passage l’utilise pour rendre visible une action : quelqu’un apporte un vase, le brise ou l’ouvre, et répand ce qu’il contient. Ainsi, l’objet sert la scène : il matérialise la valeur, le don, et l’irréversibilité du geste. Exégétiquement, ἀλάβαστρον fonctionne comme un marqueur de coût : ce qui est dans le vase vaut, et le geste consiste à donner sans retenue. Le contexte contraint la nuance : le vase n’est pas un “détail décoratif”, il est l’instrument d’un acte de dévotion ou d’honneur rendu à Jésus. Le récit met souvent en contraste l’évaluation humaine (gaspillage) et la signification profonde (geste juste, préparatoire). La nuance utile est donc : vase précieux, contenant d’un parfum, qui rend tangible un don total. Pour comprendre, il faut suivre : qui agit, que fait-on du vase, comment les autres réagissent, et comment Jésus interprète. Le mot aide à lire la scène comme un acte concret qui parle : l’honneur rendu à Jésus passe par un objet de valeur, donné sans retour.
Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, les parfums et huiles précieuses sont liés à l’honneur, à la consécration, et parfois à l’onction. Le repère principal est simple : un parfum coûteux exprime une valeur accordée à une personne, et l’onction peut marquer une mise à part. Ainsi, un “vase d’albâtre” dans les évangiles s’inscrit dans ce monde : un objet précieux porté pour un geste d’honneur. L’arrière-plan AT aide à entendre l’odeur et l’huile comme langage : on honore, on consacre, on reconnaît. Sans multiplier les échos, ce repère suffit : l’onction, dans la Bible, touche les rois et les prêtres, et elle signale une dignité donnée par Dieu. Dans une scène où l’on verse un parfum sur Jésus, l’objet “vase” devient donc un repère d’univers biblique : la reconnaissance du Messie passe par un geste d’onction, même si ceux qui regardent ne comprennent pas. Si un écho AT est utile, il reste bref : parfum/huile = honneur et consécration. Le passage évangélique précise ensuite la portée (préparation, sépulture, honneur), mais l’arrière-plan permet de lire le geste comme un acte biblique, pas comme une extravagance.
Pour un lecteur moderne, un “vase d’albâtre” peut sembler un détail exotique, ou un élément esthétique. Le risque est de regarder l’objet sans voir sa fonction : il sert à porter un parfum très cher, et donc à signifier un don coûteux. La clarification utile est : le récit insiste sur l’objet parce qu’il matérialise la valeur et la décision. Souvent, le vase est brisé ou ouvert de manière qui rend le geste irréversible : on ne “teste” pas, on donne. Exégétiquement, il faut donc lire l’objet comme un support d’action : ce n’est pas l’albâtre qui est important en soi, mais ce qu’il contient et ce qu’on en fait. Le passage met souvent en scène une critique (“gaspillage”) et une réponse de Jésus qui révèle le sens : l’honneur rendu à Jésus est juste, et le geste est lié à son destin (souffrance, mort, sépulture) ou à sa dignité messianique. Cela évite un contresens moderne : réduire la scène à une morale sur l’argent. Ici, l’enjeu est l’honneur rendu à Jésus, et l’objet permet de le voir. On reste exégétique : on suit l’action, le coût, le contraste des réactions, et l’interprétation donnée par Jésus.
Nom concret pour le vase précieux qui matérialise un acte d’honneur coûteux rendu à Jésus.
Dans Mc 14,3, ἀλάβαστρον désigne le vase précieux contenant le parfum versé sur Jésus en vue de sa sépulture.
Ne pas s’arrêter à l’objet comme curiosité antique. Sa fonction dans le récit est de rendre tangible la valeur et l’irréversibilité du geste.
Le mot sert à montrer qu’un acte d’honneur rendu à Jésus passe par un objet de grand prix entièrement livré.
flacon précieux ; vase de parfum
vase d'albâtre
G0211
alabastron
Le mot ne renvoie pas à un simple objet décoratif. Le co-texte de Béthanie, du parfum très cher, du vase brisé et de l’interprétation donnée par Jésus impose un geste coûteux et orienté vers sa personne. L’objet compte parce qu’il porte un acte. Il faut donc lire ἀλάβαστρον comme le contenant précieux d’un don irréversible.
- Mc 14,1–9 : le mot garde une nuance concrète d’objet précieux. Il sert la lecture de Jésus : le geste de la femme n’est pas un gaspillage, mais une préparation significative à sa mort.
Le mot active un registre domestique, honorifique et funéraire. L’objet appartient au monde du parfum précieux, mais il prend dans le récit une portée prophétique parce que Jésus y lit une préparation à sa sépulture.