🇬🇷

voir — ὁράω — horaō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
🧩Lc 7,18–23 — Jean questionne Jésus : « Es-tu celui qui vient ? »🧩Ac 19,21–41 — Projet de Paul et émeute à Éphèse : la foule apaisée🧩Ac 18,5–11 — Opposition à Corinthe ; Paul vers les nations🧩Jn 20,11–18 — Marie rencontre le Ressuscité🧩Jn 9,8–12 — Réactions des voisins🧩Jn 14,8–14 — « Qui m’a vu a vu le Père »🧩Jn 14,1–14 — Consolation; « je suis le chemin »; « qui m’a vu a vu le Père »🧩Mt 5,38–42 — Œil pour œil : renoncer à la vengeance🧩Mt 9,27–31 — Guérison de deux aveugles🧩Mt 9,35–38 — Compassion de Jésus et ouvriers pour la moisson🧩Mt 18,10–14 — La brebis perdue : le Père ne veut pas qu’un petit périsse🧩Mc 1,40–45 — Guérison d’un lépreux et ordre de silence🧩Mc 8,11–21 — Demande d’un signe; avertissement sur le levain🧩Mc 16,9–20 — Apparitions, mission, ascension : l’Évangile annoncé partout🧩Lc 23,44–49 — Mort de Jésus : ténèbres et voile déchiré🧩Jn 1,29–34 — Voici l’Agneau de Dieu🧩Jn 6,36–40 — Venir à moi : donné par le Père🧩Jn 9,35–41 — Foi et jugement : l’aveugle confesse🧩Ac 7,44–60 — Temple, résistance à l’Esprit, et martyre d’Étienne🧩Mt 17,1–13 — Transfiguration : Jésus révélé en gloire🧩Mt 23,1–12 — Humilité : ne pas chercher les premières places🧩Lc 23,50–56 — Sépulture de Jésus🧩Lc 21,1–6 — L’offrande de la veuve; annonce de la destruction du temple🧩Jn 1,14–18 — Le Verbe fait chair : grâce et vérité🧩Jn 1,35–46 — Premiers disciples : « venez et voyez »🧩Jn 4,31–38 — La nourriture de Jésus : faire la volonté du Père🧩Rm 15,22–29 — Projet de voyage : Jérusalem, Rome, Espagne
Sens (principal)

Voir (constater) ; voir = reconnaître/comprendre (selon co-texte).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

ὁράω signifie « voir ». Le verbe décrit un acte de perception, mais sa logique dépasse souvent la simple vue physique : il peut inclure la reconnaissance, la constatation, et la compréhension qui découle de ce qui est perçu. Le grec permet ainsi de relier “voir” à une chaîne : voir → constater → attester → répondre. Pour enrichir la compréhension, il faut noter deux tensions fréquentes. Premièrement, on peut voir sans comprendre : la perception n’entraîne pas automatiquement l’accueil du sens. Deuxièmement, voir peut devenir témoignage : ce qui est vu est rapporté et engage la responsabilité. Linguistiquement, ὁράω sert souvent à structurer un contraste entre signe visible et cœur réceptif (ou fermé). Le verbe peut aussi porter une nuance de révélation : quelque chose est “donné à voir”, ce qui fait passer de l’ignorance à la connaissance. Le sens profond est donc la perception qui appelle une réponse : reconnaître ou refuser. Comprendre ὁράω aide le lecteur à ne pas réduire le vocabulaire de la vue à une simple sensation. Dans de nombreux passages, voir touche la foi : on peut voir des faits et pourtant résister, ou voir et recevoir. Ainsi, ὁράω devient un mot de discernement : il montre que la révélation n’est pas seulement un affichage d’informations, mais une lumière offerte, qui demande un cœur attentif. Le verbe invite aussi à lire le texte comme témoignage : ce qui est vu devient matière à dire vrai, et ce “voir” peut être l’ouverture d’un chemin de compréhension, ou la preuve d’un endurcissement quand la lumière est refusée.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

En arrière-plan biblique, « voir » rappelle l’idée sémitique que Dieu voit et fait voir : la vision est liée à la vérité et au jugement (rien n’échappe à Dieu) mais aussi à la révélation (Dieu se fait connaître). L’écho naturel est רָאָה (ra’ah) : voir → percevoir la réalité telle que Dieu la donne, pas seulement avec les yeux. Dans les prophètes, le problème n’est souvent pas l’absence de signes mais un cœur qui ne « voit » pas (endurcissement), ce qui rejoint Mt 13. Dans Jean, cette dynamique converge vers Christ : Dieu se rend « visible » par le Messie (Jn 14,9).

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Lecture occidentale spontanée : « voir » = simple perception visuelle. Le NT (surtout Jean) utilise souvent « voir » pour parler de reconnaissance : on peut voir des faits et pourtant refuser la conclusion (Jn 20; Mt 13). Le texte ne dit pas que la foi est irrationnelle : il distingue une foi fondée uniquement sur la preuve immédiate et une foi qui reçoit le témoignage fidèle (Jn 20,29). Clarification utile : dans ces passages, « voir » touche le cœur (accueillir/repousser la révélation), pas seulement les yeux.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe courant pour « voir ». Selon le passage, il décrit soit la vision/constat (témoignage), soit une perception qui mène à reconnaître/à comprendre — souvent en contraste avec croire/entendre.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Nuance dominante dans vos passages clés : « voir » peut être (A) constater un fait (Jésus ressuscité) ou (B) reconnaître/comprendre la révélation (voir Jésus = voir le Père ; voir/entendre sans comprendre). Le co-texte (contraste avec croire/comprendre) détermine laquelle domine.

Pièges lexicaux

1) Réduire systématiquement à la vision physique (alors que le co-texte vise souvent la reconnaissance/foi). 2) Faire une doctrine du mot seul au lieu de laisser le passage décider. 3) Confondre ὁράω avec βλέπω/θεωρέω sans vérifier le contraste dans le passage. 4) Sur-spiritualiser (ignorer le témoignage concret des signes quand le texte insiste sur le constat).

Usage biblique (mini)

Dans les Évangiles, « voir » est souvent lié aux signes et au témoignage (constater) mais aussi à la révélation : voir Jésus → reconnaître qui il est. Le contraste récurrent est : voir sans comprendre / voir et croire / croire sans voir.

Antonymes / contrastes (FR)

être aveugle; ne pas voir; ne pas comprendre; refuser de croire

Synonymes / proches (FR)

voir; apercevoir; constater; reconnaître; discerner; comprendre (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

βλέπω (blepō) : regarder/voir de manière plus « immédiate » ou factuelle selon contextes; θεωρέω (theōreō) : observer/contempler; εἴδω (eidō) : voir/savoir (perception menant à connaissance). Vérifier le co-texte : certains passages utilisent ces verbes avec des nuances différentes.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

voir

Versets clés (liste)

Jn 14,9; Jn 20,29; Mt 13,13; (à compléter selon péricopes liées)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3708

Lemme / racine (optionnel)

ὁράω

Prononciation — (aide remplissage)

ho-RA-ō (ō long)

Translit. — NOYAU

horaō

Vérifiable
Champs sémantiques
Foi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Option A (sens concret) : « voir » = percevoir / constater avec les yeux (observation d’un fait, d’un signe). Option B (sens lié à la compréhension) : « voir » = reconnaître / comprendre / discerner ce que Dieu révèle (souvent : voir → répondre par la foi, ou refuser). Indice de co-texte pour trancher : - Si le passage met en contraste « voir » et « croire » (p. ex. Jn 20,29), ou « voir » et « entendre/comprendre » (p. ex. Mt 13,13), le sens B est dominant. - Si le passage décrit une constatation factuelle (témoignage d’un événement, d’un signe), le sens A est dominant. Règle : ne jamais imposer un sens « lexique » ; le passage décide par ses contrastes, ses objectifs et ses verbes voisins.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Jn 20,29 — « …tu as cru, parce que tu m’as vu… heureux ceux qui n’ont point vu, et qui ont cru ! » : Ici « voir » (ὁράω) met en contraste la perception directe et la foi. Option A (vision physique) est réelle (Thomas voit Jésus), mais le point du verset est surtout la limite de ce mode de connaissance. La nuance dominante est donc : voir comme preuve immédiate, opposée à croire sans voir, ce qui met en avant la valeur du témoignage et de la foi. - Mt 13,13 — « …en voyant, ils ne voient point, et en entendant, ils n’entendent point, et ne comprennent point. » : Ici le co-texte associe « voir » à « entendre » et surtout à « comprendre ». Option A (voir avec les yeux) ne suffit pas à expliquer la phrase, car le problème n’est pas l’absence d’informations visuelles mais l’endurcissement du cœur. La nuance dominante est Option B : « voir » = percevoir/comprendre au niveau du sens, et refuser cette compréhension. - Jn 14,9 — « Celui qui m’a vu, a vu le Père. » : Le co-texte porte sur la révélation du Père en Jésus (question de Philippe). Option A (avoir aperçu Jésus) serait trop faible, car Jésus relie « voir » à connaître qui est le Père. La nuance dominante est Option B : « voir » = reconnaître Jésus comme révélation du Père, c’est-à-dire percevoir la réalité divine rendue visible en lui.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre révélatoire et testimonial : « voir » touche à ce qui est constaté (signes, faits) et à ce que ce constat atteste. Dans les Évangiles, l’univers est aussi relationnel : voir Jésus, c’est être mis devant la question de son identité et de la réponse de foi. Enfin, certains passages activent le registre du discernement (voir/entendre mais ne pas comprendre).

⚙︎ Péricopes (miroir technique)
🧩Lc 7,18–23 — Jean questionne Jésus : « Es-tu celui qui vient ? »🧩Ac 19,21–41 — Projet de Paul et émeute à Éphèse : la foule apaisée🧩Ac 18,5–11 — Opposition à Corinthe ; Paul vers les nations🧩Jn 20,11–18 — Marie rencontre le Ressuscité🧩Jn 9,8–12 — Réactions des voisins🧩Jn 14,8–14 — « Qui m’a vu a vu le Père »🧩Jn 14,1–14 — Consolation; « je suis le chemin »; « qui m’a vu a vu le Père »🧩Mt 5,38–42 — Œil pour œil : renoncer à la vengeance🧩Mt 9,27–31 — Guérison de deux aveugles🧩Mt 9,35–38 — Compassion de Jésus et ouvriers pour la moisson🧩Mt 18,10–14 — La brebis perdue : le Père ne veut pas qu’un petit périsse🧩Mc 1,40–45 — Guérison d’un lépreux et ordre de silence🧩Mc 8,11–21 — Demande d’un signe; avertissement sur le levain🧩Mc 16,9–20 — Apparitions, mission, ascension : l’Évangile annoncé partout🧩Lc 23,44–49 — Mort de Jésus : ténèbres et voile déchiré🧩Jn 1,29–34 — Voici l’Agneau de Dieu🧩Jn 6,36–40 — Venir à moi : donné par le Père🧩Jn 9,35–41 — Foi et jugement : l’aveugle confesse🧩Ac 7,44–60 — Temple, résistance à l’Esprit, et martyre d’Étienne🧩Col 2,16–19 — Ne vous laissez juger : ombres, réalité en Messie🧩1 Jn 1,1–4 — Vie manifestée : communion, joie, témoignage du Verbe🧩1 Jn 3,1–10 — Enfants de Dieu : espérance, purification, justice et rupture avec le péché🧩3 Jn 1,9–15 — Diotrèphe et conclusion : imiter le bien, paix, amis🧩Ap 22,8–15 — Adoration, urgence, venue de Jésus : bénédiction et exclusion des impurs🧩Mt 17,1–13 — Transfiguration : Jésus révélé en gloire🧩Ac 10,23b–33 — Pierre chez Corneille🧩Ac 10,17–23a — L’Esprit dit : « va sans hésiter »🧩Ac 10,1–8 — Vision de Corneille🧩Ac 16,6–10 — Vision macédonienne🧩Ac 9,10–16 — Ananias envoyé vers Saul🧩Mt 23,1–12 — Humilité : ne pas chercher les premières places🧩Lc 23,50–56 — Sépulture de Jésus🧩Lc 21,1–6 — L’offrande de la veuve; annonce de la destruction du temple🧩Jn 1,14–18 — Le Verbe fait chair : grâce et vérité🧩Jn 1,35–46 — Premiers disciples : « venez et voyez »🧩Jn 4,31–38 — La nourriture de Jésus : faire la volonté du Père🧩Rm 15,22–29 — Projet de voyage : Jérusalem, Rome, Espagne