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se moquer — ἐκμυκτηρίζω — ekmyktērizō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

se moquer, tourner en dérision

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Le préfixe ἐκ- donne l’idée d’une moquerie “au grand jour / ouverte”, et le verbe décrit une réaction qui accompagne l’observation (“ils se moquaient”). Dans la logique narrative, il marque l’opposition entre la situation apparente (faiblesse) et la prétention de jugement des moqueurs. Le grec reste descriptif : il nomme l’acte de dérision comme un élément du tableau public.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’AT décrit souvent la moquerie comme la posture du “moqueur” qui méprise la sagesse et s’oppose à Dieu (Ps 1 : le siège des moqueurs). Les prophètes montrent aussi la dérision des nations ou des impies face aux actes de Dieu, mais Dieu renverse cette moquerie par son jugement. La scène de la passion, où l’on se moque du Juste, évoque aussi le motif du juste persécuté et raillé (Psaumes) : la dérision devient un signe d’incrédulité et de violence symbolique (honte publique). L’arrière-plan honorifique (honneur/honte) est important : se moquer, c’est tenter de retirer l’honneur et d’écraser publiquement. Pourtant, Dieu justifie le Juste et retourne la honte.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

La moquerie peut être vue comme “simple sarcasme”. Dans le récit biblique, c’est une violence relationnelle : elle humilie, elle attaque l’honneur, elle cherche à délégitimer. Lire ce mot aide à prendre au sérieux les mécanismes d’humiliation et de mépris, notamment dans la passion. La Bible n’excuse pas la dérision; elle la montre comme un symptôme d’un cœur endurci. Cela protège aussi d’une lecture superficielle : ici, la moquerie vise la personne et l’œuvre de Dieu.

Courte description — (aide remplissage)

Exprime la moquerie/sarcasme (ridiculiser).

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 23,35, il décrit l’attitude des chefs qui se moquent de Jésus (scène de dérision).

Pièges lexicaux

Ne pas confondre moquerie et simple humour : ici, il s’agit de mépris/raillerie.

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

honorer; respecter; prendre au sérieux

Synonymes / proches (FR)

se moquer; railler; tourner en dérision

À ne pas confondre avec…

χλευάζω (railler) : proche; ici nuance de dérision méprisante (gestes/paroles).

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

se moquer

Versets clés (liste)

Lc 23,35; Ga 6,7

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G1592

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

ekmyktērizō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le sens est fixé par le co-texte de moquerie (paroles de défi, sarcasme). On ne généralise pas en “insulte” vague : le mot décrit une dérision (ridiculisation). À l’inverse, on n’y lit pas une psychologie complexe : le texte décrit un acte de moquerie observé.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Moquerie méprisante, raillerie publique. - Dans les scènes de passion, s’inscrit dans le registre honneur/honte (humilier).

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre social et verbal : raillerie publique, humiliation. Le mot active l’univers de l’honneur/honte (ridiculiser un condamné devant la foule).