S’émerveiller; être étonné; admirer.
θαυμάζω signifie “s’émerveiller, être étonné, admirer”. Le verbe décrit une réaction face à quelque chose d’inattendu ou d’inexplicable selon les catégories habituelles. La logique du mot est perceptive : on voit ou on entend quelque chose, puis on est saisi par la surprise. En grec narratif, θαυμάζω fonctionne souvent comme moteur : l’étonnement provoque des questions, attire l’attention, ouvre un débat, ou fait basculer la scène. Pour enrichir la compréhension, il faut noter que le verbe n’implique pas encore une conclusion morale : on peut être étonné et néanmoins résister, ou être étonné et chercher la vérité. Le mot décrit la rupture de l’attendu, pas la réponse finale. Linguistiquement, θαυμάζω marque donc un moment d’arrêt : on suspend l’interprétation ordinaire, on reconnaît qu’il y a “plus” que ce qu’on expliquait. Le sens profond est la surprise qui ouvre l’esprit : l’inattendu devient une porte. Comprendre θαυμάζω aide à lire les récits bibliques avec finesse : l’auteur signale parfois, par ce verbe, que le lecteur doit sentir l’incongruité et se préparer à une explication. Le mot invite à distinguer émerveillement et foi : l’étonnement est une réaction, la foi est une réponse. Ainsi, θαυμάζω rend visible un seuil narratif : le signe est perçu, puis vient le temps de comprendre.
L’Ancien Testament connaît la réaction d’étonnement devant les œuvres de Dieu : on s’émerveille, on est saisi, mais cette réaction est appelée à conduire à la crainte de Dieu et à l’écoute. Les Psaumes invitent à “raconter les merveilles”, ce qui montre que l’étonnement doit devenir mémoire et louange, pas simple sensation. Ce repère éclaire θαυμάζω : l’émerveillement biblique est souvent un début, une ouverture à la parole. L’AT montre aussi une autre possibilité : voir des signes et pourtant s’endurcir. Les prophètes décrivent des hommes qui “voient” mais ne comprennent pas, parce que le cœur reste fermé. Ainsi, l’étonnement n’est pas automatiquement fidélité. Sans expliquer un passage, le sens profond est que Dieu peut surprendre pour mettre l’homme en position d’écoute : la surprise brise la routine et ouvre l’oreille. Mais la réponse attendue demeure l’obéissance, pas l’émotion. Comprendre θαυμάζω avec cet arrière‑plan, c’est donc lire l’étonnement comme une étape pédagogique : Dieu agit, l’homme s’étonne, puis la parole interprète et appelle. Le mot devient un repère pour une foi sobre : admirer les œuvres de Dieu, puis écouter et marcher.
Le lecteur moderne confond facilement émerveillement et foi : on pense que l’émotion prouve la conversion. Le contresens serait donc de traiter θαυμάζω comme une validation spirituelle automatique. La clarification : le verbe décrit une réaction de surprise, pas une réponse morale achevée. On peut s’étonner et chercher le sens, ou s’étonner et se moquer, ou s’étonner et passer à autre chose. Un autre contresens moderne est de réduire l’étonnement à un “effet de spectacle”. Or, dans la Bible, l’étonnement sert souvent à ouvrir une question : “que signifie ceci ?”. Pour un prédicateur, comprendre θαυμάζω enrichit le sens profond parce qu’il permet d’enseigner une dynamique : signe → étonnement → interprétation → réponse. Le mot aide aussi à éviter le sensationnalisme : l’objectif n’est pas de produire l’émerveillement, mais de conduire à la vérité. Enfin, θαυμάζω rappelle que l’homme est formé par ce qui l’étonne : quand quelque chose rompt l’habitude, le cœur devient plus réceptif. Comprendre le verbe, c’est donc lire l’étonnement comme un seuil utile, mais insuffisant : il ouvre, il ne conclut pas. L’Écriture appelle ensuite à écouter et à discerner.
S’émerveiller/être étonné : réaction de surprise ou d’admiration; le contexte montre si cela mène à la foi, à une question, ou à un rejet.
Dans Marc, exprime l’étonnement devant Jésus; le récit montre ensuite si cela conduit à la foi ou non.
Interpréter l’émerveillement comme une conversion automatique. Dans Ac 2, l’étonnement est partagé : certains cherchent le sens, d’autres se moquent. Le mot doit rester descriptif du récit.
Décrit l’étonnement devant un fait ou une parole. Dans Ac 2,7, marque la surprise de la foule devant l’incongruité des Galiléens parlant des dialectes compris par tous.
être indifférent; mépriser; se moquer (selon contexte)
s’étonner; s’émerveiller; admirer
ἐξίστημι (être stupéfait, saisi) : autre intensité; χλευάζω (se moquer) : réaction opposée
s’émerveiller
Ac 2,7; Mc 6,6; Mc 15,5
G2296
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tha-ou-ma-dzo (approx.)
thaumazō
Option A : étonnement neutre, surprise. Option B : admiration positive. En Ac 2,7, l’indice de co-texte est la question qui suit et la mention d’une moquerie chez certains : le mot décrit une surprise forte devant l’incongruité, sans prouver encore une foi. On retient donc l’option A : étonnement/surprise, avec une ouverture possible vers la recherche du sens.
Souvent marque une rupture : ce que Jésus fait dépasse l’attente.
Registre de réaction et de discernement : surprise, admiration, stupéfaction. Dans Actes, ce type de réaction ouvre souvent une question qui appelle une explication, ou au contraire un rejet.