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fléau / maladie — μάστιξ — mastix

Sens (principal)

Sens (court) : Instrument de punition divin — le fouet qui inflige le châtiment juste du péché.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Dans le NT, μάστιξ (“fléau”, “fouet”, parfois “maladie/plaie” selon contexte) désigne une réalité de souffrance : soit un instrument de flagellation, soit une “plaie” au sens d’affliction. La logique du passage contraint la nuance : s’agit-il d’une punition physique infligée (fouet), ou d’une affliction subie (fléau, maladie) ? Le co-texte tranche par les verbes associés (frapper/flageller vs souffrir/être atteint) et par la scène (justice humaine, persécution, ou maladie). Exégétiquement, ce mot est important parce qu’il nomme la dureté : il y a une douleur réelle, parfois injuste. Dans un contexte de persécution ou de jugement, il peut évoquer la violence d’un pouvoir. Dans un contexte de maladie, il décrit la détresse corporelle. La nuance utile est donc : affliction/flagellation, déterminée par le passage. Pour comprendre, on repère qui subit le fléau, et d’où vient-il : autorité humaine, conséquence du mal, épreuve ? Ainsi, μάστιξ peut être un repère narratif de compassion : Jésus rencontre des personnes frappées par des “fléaux” (maladies) et les délivre. Mais il peut aussi être un repère de conflit : la flagellation révèle l’injustice. Exégétiquement, il faut éviter de conclure trop vite “punition divine”. Le mot décrit une souffrance; la causalité doit venir du texte. La Bible peut parler d’épreuves, de discipline, ou d’injustice, selon contextes. Le lecteur doit donc lire avec sobriété : reconnaître la douleur, discerner la source. Ainsi, μάστιξ met en relief que le royaume s’oppose au mal : Jésus guérit, délivre, et, dans la passion, il subit la violence. Le mot devient donc un repère de monde brisé : le corps est frappé, la vie est atteinte. Exégétiquement, il appelle à la compassion et à la vérité : ne pas nier la souffrance, et ne pas l’expliquer trop vite. Le terme rend la souffrance visible, pour que la miséricorde de Dieu apparaisse comme réponse. Et, quand le mot est “fouet”, il souligne le coût : le juste souffre. Le co-texte décidera, mais le sens central reste : une affliction douloureuse.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, le langage de “fléau/plaie” renvoie parfois aux plaies d’Égypte (jugement), parfois à la discipline, parfois à la maladie et à la détresse. Le repère principal est simple : la souffrance existe, et Dieu appelle à la compassion et à la justice. Cela éclaire μάστιξ : un “fléau” peut évoquer une affliction réelle, et, selon le contexte, il peut être lu comme épreuve, injustice, ou jugement. L’arrière-plan AT aide à ne pas simplifier : Job souffre sans que ce soit une punition directe; les psaumes crient dans la maladie; les prophètes parlent parfois de fléaux comme conséquence de l’infidélité. Ainsi, la Bible est nuancée. Exégétiquement, cela protège contre l’interprétation automatique “punition divine”. Le texte doit indiquer la causalité. L’AT montre aussi que Dieu guérit : il est médecin du peuple. Donc, un “fléau” peut être l’occasion d’une visitation de miséricorde. Dans les évangiles, Jésus guérit des maladies : cela s’inscrit dans cette ligne. Si le mot renvoie au fouet, l’arrière-plan AT rappelle la violence des pouvoirs et la souffrance du juste. Les prophètes ont été frappés, et le serviteur souffrant porte la douleur. Ainsi, μάστιξ devient un repère d’univers biblique : douleur réelle, monde brisé, et Dieu qui délivre ou qui juge selon sa justice. Le mot invite à lire avec compassion et discernement, comme l’AT nous apprend à le faire.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “fléau” peut sonner comme un jugement mystique, ou “fouet” comme une simple violence historique. Le risque est de fixer un seul sens. La clarification utile est : μάστιξ peut désigner une flagellation (fouet) ou une affliction (fléau/maladie) selon le contexte. Exégétiquement, il faut donc regarder la scène : tribunal et soldats → fouet; guérisons et détresse → maladie/affliction. On reste descriptif : qui subit, et quelle est la cause immédiate dans le récit ? Cela évite un contresens moderne : conclure “c’est Dieu qui punit” alors que le passage décrit une maladie ou une violence humaine. Le texte biblique, souvent, montre plutôt la compassion de Jésus : il soulage ceux qui sont frappés. Le lecteur moderne peut y entendre une leçon : ne pas expliquer trop vite la souffrance ; d’abord la reconnaître et la porter. Exégétiquement, si le mot est lié au fouet, il met en lumière l’injustice subie par le juste et le coût du salut. Si le mot est lié à la maladie, il souligne la fragilité humaine et la nécessité de la miséricorde. Dans les deux cas, μάστιξ rend la souffrance tangible. Et l’évangile annonce que Dieu entre dans cette souffrance, pour guérir et pour délivrer. Le mot invite donc à une lecture réaliste et compatissante.

Courte description — (aide remplissage)

Ici, le terme désigne un instrument de punition divin : le fouet qui inflige le châtiment juste du péché.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Pièges lexicaux

Usage biblique (mini)

Antonymes / contrastes (FR)

Synonymes / proches (FR)

À ne pas confondre avec…

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Nature
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

fléau

Versets clés (liste)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3148

Prononciation — (aide remplissage)

Translit. — NOYAU

mastix

Vérifiable