🇬🇷

tombeau — μνημεῖον — mnēmeion

Sens (principal)

Tombeau; sépulcre; monument funéraire lié à la mémoire d’un défunt.

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

μνημεῖον désigne un tombeau, un monument funéraire, un lieu lié à la mémoire du défunt. Le mot vient de l’univers de la mémoire : il ne s’agit pas seulement d’un trou ou d’un espace fermé, mais d’un lieu où la mort est inscrite, reconnue et conservée dans la mémoire des vivants. Dans un récit de résurrection, cette nuance est importante. Le μνημεῖον est le lieu où l’on s’attend à trouver un corps mort, où les gestes de deuil et d’honneur deviennent possibles. Il structure la scène : on vient, on voit, on cherche, on constate. Le tombeau peut donc être à la fois lieu de mémoire et lieu de décalage, parce que l’événement annoncé ne correspond plus à ce que le lieu signifie normalement. Il faut éviter de confondre μνημεῖον avec une simple image spirituelle. Le mot est concret : un emplacement, une fermeture, une visite, une absence ou une présence attendue. Mais il porte aussi une charge narrative forte : le lieu de la mémoire de la mort devient le point de départ d’un témoignage. μνημεῖον articule ainsi mort, mémoire, corps, absence et annonce.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’univers biblique de l’Ancien Testament, le tombeau est le lieu où l’on descend, où l’on est mis au repos dans la mort. Le repère principal est simple : la mort est réelle, et elle marque la limite humaine. L’AT parle aussi de la poussière, du deuil, et de la nécessité de sépulture. Mais il porte aussi une espérance : Dieu peut délivrer de la mort, et il peut relever. Ce repère éclaire μνημεῖον : le tombeau, dans un récit évangélique, n’est pas seulement un endroit triste ; il est le lieu où la puissance de Dieu peut être manifestée. Dans la passion, le tombeau confirme la réalité de la mort de Jésus ; dans la résurrection, le tombeau vide devient le signe que Dieu a agi. Si un écho est utile, il reste bref : Dieu n’abandonne pas au séjour des morts, et il promet de vaincre la mort. L’arrière-plan AT permet de lire le tombeau dans une tension : limite humaine vs action de Dieu. Ainsi, μνημεῖον devient un repère de l’univers biblique : la mort est un ennemi réel, mais Dieu est le Dieu vivant. Le récit évangélique met ces repères ensemble en un lieu : le tombeau. L’exégèse reste sobre : on suit les détails (pierre, entrée, garde), mais on entend l’enjeu biblique : Dieu renverse la finalité du tombeau.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Pour un lecteur moderne, “tombeau” est souvent un symbole de fin, ou un motif religieux. Le risque est de lire μνημεῖον comme une image spirituelle (“le tombeau = le désespoir”) et de perdre la dimension historique du récit. La clarification utile est : dans les évangiles, le tombeau est un lieu concret et vérifiable. Le récit insiste sur ce lieu parce que la résurrection se présente comme un événement réel : un corps mis au tombeau, puis un tombeau trouvé vide. Exégétiquement, cela donne une structure : on observe, on compare, on annonce. Cela évite un contresens moderne : réduire la résurrection à une “expérience intérieure”. Le texte parle d’un tombeau. On reste descriptif : qui visite, que voit-on, quelles questions surgissent, et quelle interprétation est donnée ? Le tombeau met aussi en lumière la réalité du deuil et de la mort : les disciples ne sont pas dans l’illusion. Ainsi, μνημεῖον sert à maintenir la foi dans le réel : Dieu agit dans l’histoire, pas seulement dans les idées. Le mot rend le récit plus solide : il ancre la proclamation dans un lieu. Et il oblige le lecteur à regarder en face ce que le texte dit : la mort est réelle, et la victoire annoncée se mesure dans un tombeau qui ne retient plus. C’est ce contraste concret qui porte la force de l’évangile.

Courte description — (aide remplissage)

Le mot μνημεῖον (mnēmeion), traduit par « tombeau » ou « monument », désigne le lieu de sépulture où repose le corps, soulignant la réalité matérielle de la mort.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Mc 16, μνημεῖον désigne le tombeau où Jésus avait été déposé. Le lieu est concret : il y a une pierre, des femmes qui viennent, et une annonce qui interprète l’absence du corps.

Pièges lexicaux

Ne pas réduire le tombeau à un symbole abstrait de mort intérieure. Le mot désigne d’abord un lieu réel, visité, ouvert ou fermé selon la scène.

Usage biblique (mini)

Dans les évangiles, μνημεῖον apparaît souvent dans les récits de sépulture et de résurrection. Il sert à attester la réalité de la mort, puis à situer le témoignage du tombeau vide.

Antonymes / contrastes (FR)

vie; relèvement; résurrection; présence vivante; sortie du tombeau

Synonymes / proches (FR)

tombeau; sépulcre; monument funéraire; lieu de sépulture

À ne pas confondre avec…

μνῆμα, autre terme proche pour tombeau/sépulcre. Ne pas confondre non plus avec λίθος, la pierre qui ferme le tombeau, ni avec τόπος, le lieu plus général.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Nom
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

tombeau / monument

Versets clés (liste)

Mc 16,1–8; Mt 27,57–66; Jn 20,1–18

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G5156

Lemme / racine (optionnel)

μνημεῖον

Prononciation — (aide remplissage)

mnê-méï-on (approx.)

Translit. — NOYAU

mnēmeion

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
Narratif
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Terme concret (tombeau). Le co-texte tranche : tombeau de Jésus, tombeaux des morts, ou monument. Ne pas confondre avec μνῆμα. Ne pas spiritualiser : c’est un repère narratif.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mc 16,1–8 — μνημεῖον désigne le tombeau comme lieu concret de mémoire et de sépulture : on vient vers un corps attendu mort. L’indice est la venue des femmes avec les aromates et la pierre à l’entrée. - Miroir technique : dans les autres occurrences, le mot oscille entre lieu funéraire réel et point de vérification du témoignage. Quand le contexte mentionne pierre, garde, ensevelissement ou visite au matin, la nuance n’est pas décorative : le tombeau devient preuve narrative, lieu d’absence constatée et de mémoire renversée par l’annonce de la résurrection. - Garde-fou : ne pas confondre μνημεῖον avec un symbole général de “mort intérieure”. Lire d’abord le lieu, le corps attendu, la pierre, les témoins et l’annonce.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre funéraire et mémoriel : lieu de dépôt du corps, de deuil, de visite et de mémoire. Dans les récits pascals, le tombeau devient aussi lieu de vérification narrative : on y vient chercher un corps, puis on constate une absence annoncée.

✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune