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saisir / aider — συλλαμβάνω — sullambanō

Sens (principal)

saisir; arrêter; aider (selon contexte)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

συλλαμβάνω a une palette de sens selon les contextes : saisir / s’emparer (arrestation), mais aussi aider / coopérer (par ex. aider à tirer un filet), et même “concevoir” dans certains emplois. Pour Lc 22,54–71, le registre pertinent est celui de la saisie et de la contrainte : la Passion progresse par des verbes qui disent “prendre, mener, introduire”. La pensée grecque consiste donc à regarder la fonction narrative : le verbe (lorsqu’il est appliqué à une arrestation) marque le passage de l’opposition verbale à l’opposition physique. Ce n’est plus une discussion sur Jésus; c’est une mise de main. Cela crée une nouvelle phase : la liberté est enlevée, la procédure commence. Dans un récit comme celui de Luc, ces verbes structurent l’enchaînement : Judas identifie, les gardes saisissent, Jésus est conduit. Ainsi, συλλαμβάνω sert à rendre la Passion concrète : il y a un geste, un contact, une contrainte. Le garde-fou est de ne pas imposer un sens unique à toutes les occurrences. Le même verbe peut signifier “aider” ailleurs; ici, le co-texte de violence et d’arrestation fixe la nuance “saisir”. Ce registre montre aussi un paradoxe : Jésus est saisi, mais il avait annoncé l’heure. Donc, la saisie n’est pas un hasard; elle est un événement humain réel inscrit dans l’accomplissement. Le verbe aide ainsi à tenir ensemble responsabilité humaine et souveraineté divine : des hommes saisissent injustement, et pourtant Dieu conduit l’histoire au salut. Dans la logique du passage, la saisie contribue aussi à la séparation des disciples : quand Jésus est pris, les disciples sont dispersés. Pierre suit, mais de loin. La saisie devient donc le point de départ du reniement : l’épreuve du disciple commence quand le Seigneur est pris. Ainsi, συλλαμβάνω, en contexte de Passion, est un verbe de bascule : il signale que l’injustice devient action. Il prépare le procès, les moqueries et les coups. Le lecteur est invité à voir la gravité : on met la main sur le Juste. Et cela révèle la dureté du cœur humain. En même temps, Luc montre que Jésus ne répond pas par une violence symétrique. Il guérit même une oreille coupée. Cela souligne une autre logique : la saisie humaine est violente, mais la mission du Messie reste celle du don. Ainsi, la pensée grecque de συλλαμβάνω dans ce cadre est : un geste d’arrestation, une contrainte réelle, et une progression narrative. Le mot ne sert pas à faire de la poésie; il sert à raconter comment la Passion s’enclenche. Et il prépare la théologie : le Messie est livré. La main humaine prend, mais la parole du Seigneur demeure. La saisie conduit au jugement, mais Dieu conduira au salut. Le verbe aide donc à lire la Passion comme histoire réelle et comme accomplissement. Il fait sentir le poids : Jésus est saisi. Et le disciple, voyant cela, vacille. Ainsi, συλλαμβάνω révèle une réalité : l’épreuve commence souvent quand le Seigneur est traité comme un coupable. Et la fidélité du disciple est testée dans cette violence.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’arrière-plan biblique, “saisir” est souvent le geste des impies contre le juste. Les psaumes décrivent des ennemis qui attrapent, qui encerclent, qui capturent. Cela exprime une violence concrète, mais aussi une injustice : on met la main sur celui qui n’a pas de faute. Luc 22 s’inscrit dans ce motif : le Messie est livré et saisi. Le texte montre que l’injustice humaine peut devenir très physique : le mal ne reste pas dans les idées. Il saisit, il contraint. La pensée d’alliance ne nie pas cette réalité. Elle la regarde en face. Mais elle affirme aussi que Dieu reste souverain : la main humaine peut saisir, mais elle ne peut pas arracher la promesse. Le juste peut être pris, mais Dieu peut le délivrer. Dans le cas de Jésus, la délivrance prendra la forme paradoxale du salut accompli par la croix. Cette lecture aide à comprendre que, quand les mains humaines semblent triompher, le récit biblique continue à montrer la fidélité de Dieu. Le Serviteur souffrant est livré, et pourtant il accomplit la réconciliation. Luc montre aussi que la saisie provoque une crise chez les disciples : Pierre suit de loin. Cela rappelle une dynamique : quand le Seigneur est rejeté, la peur monte. La crainte de l’homme devient un piège. Mais le récit montre aussi un pivot : la parole du Seigneur et son regard ramènent. Ainsi, la main humaine saisit; la parole demeure. La Passion met en évidence un contraste : l’homme saisit pour détruire; Dieu utilise ce moment pour sauver. Le passage reste descriptif : on voit la contrainte, la séparation, la peur, puis le rappel de la parole. Il met en lumière une logique d’histoire : la violence humaine est réelle, mais elle n’a pas le dernier mot. Jésus traverse la saisie sans renier sa mission. Il ne répond pas à la violence par la violence. Cela montre un Royaume différent : la fidélité passe par l’obéissance et le don. Ainsi, ce champ lexical éclaire le récit : l’épreuve des disciples se déclenche au moment où le Messie est pris, et la restauration commence quand la parole revient.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Dans un cadre occidental moderne, “arrêter” peut sembler une étape “normale” d’une procédure. Luc 22 montre que cette saisie est aussi une violence : on met la main sur Jésus comme sur un coupable. La clarification est que la Passion se déroule par des gestes concrets de contrainte. Le garde-fou est de ne pas réduire la scène à un débat d’idées. Jésus est physiquement saisi, mené, introduit. Cela donne au récit son poids. Pour un lecteur moderne, cela corrige aussi une illusion : croire que la violence est toujours spectaculaire. Souvent, elle se présente comme “procédure”. Mais une procédure peut être injuste. Ici, le juste est saisi. La scène invite à discerner : tout ce qui est “légal” n’est pas “juste”. Un autre point moderne est la réaction de peur. Quand une personne est arrêtée, les proches peuvent se désolidariser pour se protéger. C’est exactement ce qui se produit : Pierre suit de loin, puis renie. La saisie ne touche pas seulement Jésus; elle touche l’identité des disciples. Elle crée une pression : “es-tu avec lui ?” Le texte montre ainsi comment un environnement de contrainte fait ressortir la loyauté. Cela ressemble à des situations où une association devient risquée : on se retire, on nie, on se protège. Luc ne présente pas cela comme neutre; il le montre comme une chute. Mais il montre aussi un pivot : la parole du Seigneur et son regard ramènent. La restauration ne vient pas d’une meilleure stratégie, mais d’un retour à la vérité. Enfin, ce verbe corrige une lecture où la souffrance serait évitable ou accessoire. Jésus traverse la contrainte. Il ne l’évite pas. Et il ne la transforme pas en violence. Le récit montre ainsi un contraste : la contrainte humaine est réelle, mais la fidélité de Jésus demeure. Et le disciple qui tombe n’est pas laissé sans issue : la parole revient, et les larmes apparaissent. Pour un lecteur moderne, cela met en évidence une séquence : la violence déclenche la peur, la peur produit le déni, puis la parole rappelée produit un retour. Le texte reste descriptif et suit les étapes de la scène.

Courte description — (aide remplissage)

Verbe : saisir / s’emparer (arrestation) ; aussi : aider/coopérer (venir prêter main forte) ; sens fixé par le co-texte.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 5,7, le verbe montre la coopération : les compagnons viennent “aider” pour porter la bénédiction abondante (pêche miraculeuse).

Pièges lexicaux

Très polyvalent : contexte indispensable (arrestation vs aide vs conception). Ne pas imposer un seul sens partout.

Usage biblique (mini)

Hostile : saisir Jésus (Jn 18,12; Mt 26,55). Aide : venir aider à la pêche (Lc 5,7). Conception : Élisabeth devient enceinte (Lc 1,24). Métaphore : convoitise conçoit (Jc 1,15).

Antonymes / contrastes (FR)

relâcher; laisser; abandonner

Synonymes / proches (FR)

saisir; arrêter; s’emparer; aider; assister (selon contexte)

À ne pas confondre avec…

harpazō (ravir/arracher); lambanō (prendre) : plus neutre.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Narratif (objet / lieu / rôle)
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

saisir

Versets clés (liste)

Jn 18,12; Lc 5,7; Jc 1,15

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G4815

Lien Strong (lueur) — NOYAU
Lemme / racine (optionnel)

sun + lambanō (selon lueur)

Prononciation — (aide remplissage)

sool-lam-ban’-o

Translit. — NOYAU

epilambanomai

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
✅ Vérification des pensées — Pensée grecque (logique / structure) | Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) | Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots chacune