Le prophète voit un personnage venant d’Édom, de Botsra, aux vêtements rouges comme celui qui foule au pressoir. Il demande qui est-ce, et la réponse affirme : c’est l’Éternel, puissant pour sauver, qui parle avec justice. Il a foulé seul au pressoir, sans aide des peuples. Le jour de la vengeance était dans son cœur, et l’année des rachetés était venue. Son jugement est décrit comme écrasement des nations, dont le sang jaillit sur ses vêtements. Le passage présente ainsi une intervention divine où salut des rachetés et jugement des ennemis sont liés dans un acte souverain.
- Question : « Qui est celui-ci… avec des vêtements teints ? » (v.1). - Réponse : “je parle avec justice, puissant pour sauver” (v.1). - Vêtements rouges comme celui qui foule au pressoir (v.2). - Il a foulé seul; aucun homme avec lui (v.3). - Sang a rejailli sur ses vêtements (v.3). - Motif : “jour de vengeance” et “année de mes rachetés” (v.4). - Il regarde : personne pour aider; son bras le sauve (v.5). - Il foule des peuples dans sa colère; il fait couler leur sang (v.6).
Le texte utilise l’image du pressoir pour exprimer la certitude et l’intensité du jugement de Dieu contre l’oppression. L’accent est sur la solitude de l’action divine : Dieu n’a pas besoin d’alliés pour rendre justice. La mention de l’« année des rachetés » montre que le jugement vise aussi la délivrance de ceux que Dieu rachète. La péricope vise à affirmer que Dieu est à la fois juste et sauveur, et que sa justice inclut la mise à terre des puissances ennemies.
1) Pourquoi l’image du pressoir ? → elle représente un jugement total exercé par Dieu (v.2–3,6). 2) Vengeance et rachetés : lien ? → le texte associe jugement des ennemis et délivrance des rachetés (v.4).
Le problème est l’injustice/oppression qui demande jugement, et le besoin de délivrance des rachetés. Dieu répond comme guerrier juste : il agit seul, juge les peuples et accomplit le salut. Le passage souligne la souveraineté de Dieu dans le jugement et la délivrance.
Le NT reprend l’image du pressoir et des vêtements teints de sang pour parler du jugement final associé au Roi (Ap 19,13–15). En Christ, la justice de Dieu est manifestée : il sauve les rachetés et juge définitivement le mal.
Es 34,8; Ap 14,19–20; Ap 19,13–15; Rm 12,19
- Colère/fureur : “colère… fureur” (v.3,6).
Ce passage suit l’annonce du salut venant à Sion et de sa restauration (62,1–12). Il identifie celui qui vient comme puissant pour sauver et parle avec justice (63,1). Il explique l’image des vêtements teints : il a foulé le pressoir seul dans le jour de la vengeance (63,2–4). Il souligne l’absence d’aide : pas d’intercesseur, son bras a apporté le salut (63,5). Il conclut par le renversement des peuples dans la colère (63,6). Le passage suivant (63,7–14) se tourne vers le souvenir des bontés de l’Éternel et de la conduite par son Esprit.
- Question : « Qui est celui-ci… ? » (v.1). - Répétition justice/sauver (v.1,5). - Images du pressoir : fouler, seul, vêtements teints (v.2–3). - Motif du temps : jour de vengeance, année des rachetés (v.4). - Répétition absence d’aide : pas d’aide, pas d’intercesseur (v.5). - Motif du bras : bras qui sauve (v.5). - Répétition colère/fureur (v.3,6).
- « Justice » : Dieu agit droitement (v.1). - « Sauver » : Dieu délivre par sa puissance (v.1,5). - « Vengeance » : jugement contre les ennemis (v.4). - « Rachetés » : ceux que Dieu délivre (v.4). - « Seul » : Dieu agit sans aide humaine (v.3,5).
- Lire la vengeance comme caprice : elle est liée à la justice et à la délivrance (v.1,4). - Séparer jugement et salut : “jour de vengeance” et “année des rachetés” sont associés (v.4). - Oublier l’accent sur l’action de Dieu seul : cela souligne la souveraineté du Sauveur (v.3,5).
La tension est entre l’attente du salut et la nécessité d’un jugement sur le mal. La visée est de présenter l’Éternel comme juste et puissant : il sauve les rachetés et renverse les ennemis, sans aide extérieure.
1) Question/réponse : qui vient ? puissant pour sauver (v.1). 2) Explication : vêtements rouges car pressoir foulé seul (v.2–3). 3) Temps : jour de vengeance + année des rachetés (v.4). 4) Motif : pas d’intercesseur; bras qui sauve (v.5). 5) Conclusion : renversement des peuples dans la colère (v.6).
1) Comment le texte relie-t-il justice et salut (v.1) ? 2) Pourquoi l’image du pressoir “seul” est-elle centrale (v.3,5) ? 3) Comment tenir ensemble vengeance et année des rachetés (v.4) ?