Lc 23,46; 1 Pi 4,19 (idée de confier à Dieu)
G3908
confier, remettre, déposer (à quelqu’un)
L’arrière-plan sémitique entend immédiatement une prière de confiance : remettre son esprit à Dieu rappelle le langage des Psaumes où le juste s’abandonne à l’Éternel. L’image des “mains” est fréquente : les mains de Dieu gardent, délivrent, et reçoivent. Dans cette perspective, “confier” n’est pas abstrait : c’est déposer sa vie sous la garde du Dieu fidèle de l’alliance. Cela donne un arrière-plan de fidélité divine : Dieu reçoit et préserve, même quand l’homme passe par la mort.
Paratithēmi est un verbe de “dépôt” : remettre/confier quelque chose à quelqu’un de fiable (comme un bien placé en garde). La logique est transactionnelle : déposant → dépositaire → sécurité; dans le NT, il structure l’acte de confiance (remettre sa vie/son esprit à Dieu).
On entend parfois “remettre son esprit” comme une formule poétique ou simplement “mourir”. Ici, le texte décrit un acte de confiance : Jésus confie sa vie au Père, comme on remet un dépôt à quelqu’un de sûr. La clarification utile : le verbe ne décrit pas seulement l’instant biologique, mais une orientation relationnelle (au Père). Cela évite un contresens : la mort de Jésus n’est pas décrite comme une défaite intérieure, mais comme un abandon confiant au moment de l’épreuve.
Dans Lc 23,46, Jésus « remet » (confie) son esprit au Père : geste de confiance et d’abandon volontaire au moment de mourir.
Registre relationnel et juridique (remettre un dépôt/une cause à quelqu’un de fiable) exprimé en image corporelle (“les mains”). C’est un langage de confiance et de garde/protection au moment du passage de la mort.
Pour enseignants : Lc 23,46 : prière de confiance dans la souffrance. Application : apprendre à remettre à Dieu ce qu’on ne contrôle pas (peur, avenir, proches).
confier; déposer; remettre
Le sens est contraint par deux indices du co-texte : (1) l’objet « mon esprit » et (2) l’expression « entre tes mains ». Ici, παρατίθημι ne peut pas être pris au sens banal “mettre devant / servir” : c’est “remettre/confier”. Option A : “déposer/remettre un dépôt” ; Option B : “présenter/servir”. L’indice décisif est la métaphore des mains et le contexte de la mort : c’est un acte de confiance, pas une action de service.
Contexte : choisir le sens qui colle au passage (pas de “dictionnaire automatique”). Sobriété : ne pas sur-interpréter un mot ; rester simple et vérifiable. Priorité au passage : le passage explique le mot. Comparer : éclairer par des textes clairs. Prudence : ne pas bâtir une doctrine entière sur un seul mot.
Ne pas confondre avec « abandonner » au sens négatif : ici c’est un acte de foi et de confiance.