confier, remettre, déposer (à quelqu’un)
Paratithēmi est un verbe de “dépôt” : remettre/confier quelque chose à quelqu’un de fiable (comme un bien placé en garde). La logique est transactionnelle : déposant → dépositaire → sécurité; dans le NT, il structure l’acte de confiance (remettre sa vie/son esprit à Dieu).
L’arrière-plan sémitique entend immédiatement une prière de confiance : remettre son esprit à Dieu rappelle le langage des Psaumes où le juste s’abandonne à l’Éternel. L’image des “mains” est fréquente : les mains de Dieu gardent, délivrent, et reçoivent. Dans cette perspective, “confier” n’est pas abstrait : c’est déposer sa vie sous la garde du Dieu fidèle de l’alliance. Cela donne un arrière-plan de fidélité divine : Dieu reçoit et préserve, même quand l’homme passe par la mort.
On entend parfois “remettre son esprit” comme une formule poétique ou simplement “mourir”. Ici, le texte décrit un acte de confiance : Jésus confie sa vie au Père, comme on remet un dépôt à quelqu’un de sûr. La clarification utile : le verbe ne décrit pas seulement l’instant biologique, mais une orientation relationnelle (au Père). Cela évite un contresens : la mort de Jésus n’est pas décrite comme une défaite intérieure, mais comme un abandon confiant au moment de l’épreuve.
Mettre quelque chose “entre les mains” d’un autre : confier / remettre / déposer avec intention.
Dans Lc 23,46, Jésus « remet » (confie) son esprit au Père : geste de confiance et d’abandon volontaire au moment de mourir.
Contexte : choisir le sens qui colle au passage (pas de “dictionnaire automatique”). Sobriété : ne pas sur-interpréter un mot ; rester simple et vérifiable. Priorité au passage : le passage explique le mot. Comparer : éclairer par des textes clairs. Prudence : ne pas bâtir une doctrine entière sur un seul mot.
Verbe : déposer/remettre/confier à quelqu’un. Dans Lc 23,46, acte de foi : remettre son esprit au Père. Peut aussi évoquer “mettre devant”/exposer selon contexte.
retenir pour soi, s’accrocher, se confier à soi-même
confier; déposer; remettre
Ne pas confondre avec « abandonner » au sens négatif : ici c’est un acte de foi et de confiance.
confier
Lc 23,46; 1 Pi 4,19 (idée de confier à Dieu)
G3908
para- (auprès de) + tithēmi (poser/placer) (selon lueur).
pa-ra-ti-thé-mi
paratithēmi
Le sens est contraint par deux indices du co-texte : (1) l’objet « mon esprit » et (2) l’expression « entre tes mains ». Ici, παρατίθημι ne peut pas être pris au sens banal “mettre devant / servir” : c’est “remettre/confier”. Option A : “déposer/remettre un dépôt” ; Option B : “présenter/servir”. L’indice décisif est la métaphore des mains et le contexte de la mort : c’est un acte de confiance, pas une action de service.
Registre relationnel et juridique (remettre un dépôt/une cause à quelqu’un de fiable) exprimé en image corporelle (“les mains”). C’est un langage de confiance et de garde/protection au moment du passage de la mort.