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confier — παρατίθημι — paratithēmi

Sens (principal)

confier, remettre, déposer (à quelqu’un)

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

Paratithēmi est un verbe de “dépôt” : remettre/confier quelque chose à quelqu’un de fiable (comme un bien placé en garde). La logique est transactionnelle : déposant → dépositaire → sécurité; dans le NT, il structure l’acte de confiance (remettre sa vie/son esprit à Dieu).

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan sémitique entend immédiatement une prière de confiance : remettre son esprit à Dieu rappelle le langage des Psaumes où le juste s’abandonne à l’Éternel. L’image des “mains” est fréquente : les mains de Dieu gardent, délivrent, et reçoivent. Dans cette perspective, “confier” n’est pas abstrait : c’est déposer sa vie sous la garde du Dieu fidèle de l’alliance. Cela donne un arrière-plan de fidélité divine : Dieu reçoit et préserve, même quand l’homme passe par la mort.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

On entend parfois “remettre son esprit” comme une formule poétique ou simplement “mourir”. Ici, le texte décrit un acte de confiance : Jésus confie sa vie au Père, comme on remet un dépôt à quelqu’un de sûr. La clarification utile : le verbe ne décrit pas seulement l’instant biologique, mais une orientation relationnelle (au Père). Cela évite un contresens : la mort de Jésus n’est pas décrite comme une défaite intérieure, mais comme un abandon confiant au moment de l’épreuve.

Courte description — (aide remplissage)

Mettre quelque chose “entre les mains” d’un autre : confier / remettre / déposer avec intention.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Lc 23,46, Jésus « remet » (confie) son esprit au Père : geste de confiance et d’abandon volontaire au moment de mourir.

Pièges lexicaux

Contexte : choisir le sens qui colle au passage (pas de “dictionnaire automatique”). Sobriété : ne pas sur-interpréter un mot ; rester simple et vérifiable. Priorité au passage : le passage explique le mot. Comparer : éclairer par des textes clairs. Prudence : ne pas bâtir une doctrine entière sur un seul mot.

Usage biblique (mini)

Verbe : déposer/remettre/confier à quelqu’un. Dans Lc 23,46, acte de foi : remettre son esprit au Père. Peut aussi évoquer “mettre devant”/exposer selon contexte.

Antonymes / contrastes (FR)

retenir pour soi, s’accrocher, se confier à soi-même

Synonymes / proches (FR)

confier; déposer; remettre

À ne pas confondre avec…

Ne pas confondre avec « abandonner » au sens négatif : ici c’est un acte de foi et de confiance.

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

confier

Versets clés (liste)

Lc 23,46; 1 Pi 4,19 (idée de confier à Dieu)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G3908

Lemme / racine (optionnel)

para- (auprès de) + tithēmi (poser/placer) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

pa-ra-ti-thé-mi

Translit. — NOYAU

paratithēmi

Vérifiable
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Le sens est contraint par deux indices du co-texte : (1) l’objet « mon esprit » et (2) l’expression « entre tes mains ». Ici, παρατίθημι ne peut pas être pris au sens banal “mettre devant / servir” : c’est “remettre/confier”. Option A : “déposer/remettre un dépôt” ; Option B : “présenter/servir”. L’indice décisif est la métaphore des mains et le contexte de la mort : c’est un acte de confiance, pas une action de service.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre relationnel et juridique (remettre un dépôt/une cause à quelqu’un de fiable) exprimé en image corporelle (“les mains”). C’est un langage de confiance et de garde/protection au moment du passage de la mort.