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déclarer coupable — κατακρίνω — katakrinō

Sens (principal)

condamner

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

κατακρίνω signifie condamner (déclarer coupable), et dans Mt 27 il sert à montrer la mécanique judiciaire qui mène à la crucifixion : question → choix politique → condamnation. Le verbe porte une logique de verdict : une autorité prononce, et ce verdict a des conséquences irréversibles. Le mot fonctionne aussi théologiquement en contraste : dans l’Évangile, le Juste est condamné injustement, ce qui révèle le renversement central (le juge humain condamne le juste, mais Dieu sauve par ce chemin). Le terme met donc en relief l’injustice institutionnelle et la responsabilité. Il invite à distinguer jugement humain et jugement divin : une condamnation peut être légalement prononcée et pourtant moralement perverse. Il cadre ainsi la passion : non seulement souffrance, mais condamnation publique.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

L’arrière-plan biblique connaît le thème du juste condamné à tort et du serviteur souffrant. Les psaumes parlent de procès injustes, et Ésaïe décrit un innocent frappé. Cela éclaire la condamnation de Jésus : c’est l’accomplissement du chemin du juste persécuté. La pensée hébraïque insiste aussi : Dieu est le juge ultime, et les verdicts humains peuvent être corrompus. Ainsi, katakrinō résonne comme critique prophétique : la justice humaine peut condamner le juste. Et pourtant, Dieu utilise cette injustice pour accomplir la délivrance. Le mot se tient entre deux réalités : le péché des hommes et la fidélité de Dieu.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Nous voyons un procès et nous pensons seulement à l’histoire. Le mot “condamner” souligne que Jésus a subi un verdict officiel, donc une injustice institutionnelle. La clarification utile : Dieu n’appelle pas cela “bien”, mais il en fait un moyen de salut. Katakrinō aide à tenir ensemble responsabilité humaine et souveraineté divine. Il faut éviter deux contresens : croire que l’injustice est excusée parce que “ça sert”, ou croire que Dieu est absent parce que l’injustice gagne. Le mot rappelle : Jésus a été condamné, et c’est précisément là que la grâce s’est révélée.

Courte description — (aide remplissage)

Condamner Jésus : verdict injuste, mais Dieu transforme ce mal en salut. (Mt 27,22–26)

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Matthieu, Jésus est condamné malgré son innocence. Le verbe souligne l’injustice du procès et la responsabilité humaine. Mais, dans le plan de Dieu, cette condamnation mène au sacrifice qui sauve. Le terme porte donc la gravité du jugement humain et l’ironie du salut accompli.

Pièges lexicaux

Ne pas banaliser : condamner Jésus est un acte grave. Ne pas confondre avec une simple “critique”. Dans l’usage théologique, distinguer condamnation (katakrinō) et jugement (krinō).

Usage biblique (mini)

Condamner au sens juridique/moral. Peut être utilisé aussi théologiquement (condamnation vs justification).

Antonymes / contrastes (FR)

acquitter, justifier

Synonymes / proches (FR)

déclarer coupable, prononcer la condamnation

À ne pas confondre avec…

κρίνω — juger (plus général) ; δικαιόω — justifier (opposé)

Chapitres (suivi de lecture) occurrences complètes
Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Alliance / loi
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

déclarer coupable

Versets clés (liste)

Mt 27,22–26 ; Rm 8,1 ; Es 53,8

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2632

Lemme / racine (optionnel)

kata- (contre) + krinō (juger) (selon lueur).

Prononciation — (aide remplissage)

ka-ta-kri-no

Translit. — NOYAU

katakrinō

Vérifiable
Fiches contexte — chapitres occurrences complètes
Champs sémantiques
JusticeJugement
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Dans Mt 27, le sens est contraint par le cadre : débat sur ce que Jésus “a fait”, pressions, puis décision officielle de livrer à la crucifixion. Ici, katakrinō n’est pas une simple opinion (“juger” au sens large), mais une condamnation prononcée. Dans Rm 8,1, le co-texte oppose condamnation et justification : on garde le registre de verdict. Règle : repérer le cadre (procès/sentence) ou le contraste (justification/condamnation) pour fixer le sens.

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

- Mt 12,7 — “condamner” (G2632) : déclarer coupable à tort par manque de miséricorde. L’indice est la citation “je veux la miséricorde”. - Mt 7,1–2 — Option A (condamner = discerner) / Option B (condamner = juger en se posant en juge) : le co-texte tranche vers B : la mesure employée revient contre soi.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre juridique/tribunal : il s’agit d’un verdict de condamnation prononcé contre quelqu’un (déclarer coupable). Dans les récits de procès, le mot relève de procédures, accusations, sentence. Théologiquement, il peut s’étendre au registre “condamnation vs justification”, mais toujours sur fond de verdict.