Sens (court): acte public d’attestation d’une vérité vécue, le « martyrion » désigne le témoignage même, pas la personne qui souffre.
Dans Lc 5,14, le mot est la finalité de l’obéissance demandée : se montrer au prêtre et offrir → « en témoignage ». La logique est : guérison → procédure publique → attestation. Le grec rattache le témoignage non à un discours, mais à un acte concret conforme à la Loi. Martyrion clarifie que Jésus vise une reconnaissance vérifiable : ce qui s’est passé doit être attesté, et le prêtre est un acteur de cette attestation. Le mot structure donc la scène : le miracle n’est pas isolé; il produit un signe public qui confirme la restauration et coupe court aux accusations. Ainsi, martyrion relie grâce et visibilité : la grâce de Dieu se laisse attester.
L’arrière-plan biblique met souvent en place des « témoignages » visibles : pierres de mémoire, rites, signes d’alliance, et attestations devant les responsables. Dans Lévitique, la purification n’est pas seulement une expérience privée : elle doit être reconnue et confirmée pour réintégrer la communauté. Le témoignage sert donc la vérité et la communion. Cette logique protège contre une foi purement intérieure ou secrète : ce que Dieu fait peut et doit être attesté dans le cadre de l’alliance. Martyrion résonne aussi avec l’idée que Dieu se donne des témoins et des signes pour rappeler sa fidélité. Ici, le témoignage est celui d’une restauration réelle, visible, et reconnue.
On associe vite « témoignage » à un récit personnel. Dans Lc 5,14, le témoignage est plutôt une attestation officielle : une démarche et une offrande qui prouvent la purification. Clarification : le but n’est pas de faire de la publicité, mais d’établir la vérité publiquement et de réintégrer la personne. Un contresens serait de lire cela comme du légalisme : la guérison est déjà donnée; l’attestation vient après. Le mot aide donc à lire sobrement : Dieu agit, puis la communauté constate et reconnaît.
Nom : témoignage / attestation. Désigne le « témoignage » lui-même (preuve/attestation), pas la personne qui témoigne.
Dans Lc 5,14, Jésus veut que l’homme guér i se montre au prêtre et offre ce que Moïse a prescrit « afin que cela leur serve de témoignage ». Le mot désigne l’attestation officielle que la purification est réelle et reconnue.
Ne pas confondre avec ‘martyr’ (personne). Ici, c’est l’attestation (preuve) rendue visible.
Peut désigner une attestation publique (guérison/purification), la proclamation de l’Évangile comme témoignage aux nations, ou un signe “contre” ceux qui refusent d’écouter.
silence; dissimulation
témoignage; attestation; preuve
μάρτυς (témoin, personne); μαρτυρέω (rendre témoignage).
témoignage
Lc 5,14; Mc 1,44; Mt 24,14
G3142
martyrion — « mar-too-ree-on » (approx.)
martyrion
Le sens de base est « témoignage/attestation ». Pour préciser, on doit relever le co-texte : (1) qui voit/entend ce témoignage (prêtre, autorités, nations) ? (2) est-ce « pour » (attester) ou « contre » (condamner) ? Dans Lc 5,14, l’expression « pour leur servir de témoignage » + la mention du prêtre contraignent le sens : attestation officielle de purification. On refuse donc d’importer le sens moderne de « martyr » : il n’est pas dans le mot. On reste descriptif : preuve/attestation rendue publique.
Registre juridique et public : une attestation qui sert de preuve ou de signe devant des autorités/une communauté. Dans Lc 5,14, il s’agit d’un témoignage officiel : l’offrande et la démarche au prêtre attestent publiquement la purification.