🔎

serrer (affliger) — θλίβω — thlibō

Péricopes (par chapitre) — occurrences complètes
Sens (principal)

Presser; affliger; oppresser (par pression).

Pensée grecque (logique / structure) — 200–250 mots

θλίβω signifie presser, serrer, comprimer, affliger. Le mot porte l’idée d’une pression exercée sur quelqu’un ou quelque chose, au point de réduire l’espace ou de produire une détresse. Sa logique est celle du resserrement. Il ne parle pas simplement d’une difficulté vague, mais d’une contrainte qui pèse, limite et éprouve. Pour le prédicateur, θλίβω aide à comprendre les textes où l’épreuve est décrite comme pression. Le mot peut qualifier un chemin resserré, une oppression, une tribulation ou une affliction. Le contexte doit déterminer si l’accent est spatial, physique, social ou spirituel. Dans tous les cas, l’idée de pression reste centrale. θλίβω enrichit l’exégèse parce qu’il donne un langage concret pour parler de ce qui contraint la vie. Une voie “resserrée” n’est pas simplement désagréable; elle limite les possibilités et oblige à une marche précise. Une affliction n’est pas seulement une tristesse; elle est pression subie. Le mot permet donc de distinguer confort et fidélité, largeur et resserrement, aisance et endurance. Il montre que certaines réalités bibliques se comprennent par l’expérience d’un espace réduit devant Dieu, dans l’épreuve concrète du texte.

Pensée hébraïque (repères AT : univers biblique / arrière-plan) — un mot de vie auprès de Dieu qui éclaire la pensée hébraïque pour un lecteur occidental moderne — 200–250 mots

Dans l’Ancien Testament, la détresse est souvent pensée comme un resserrement. Les psaumes parlent de l’angoisse comme d’un lieu étroit, et du salut comme d’un élargissement donné par Dieu. Cette image spatiale est importante : l’oppression réduit, enferme, met sous pression; Dieu délivre, met au large, donne un espace où vivre. Cet arrière-plan éclaire θλίβω. Le mot peut évoquer une pression extérieure, une affliction intérieure ou un chemin resserré. La pensée hébraïque aide à comprendre que l’épreuve n’est pas seulement un sentiment, mais une condition de contrainte. Elle peut venir d’ennemis, d’injustice, de discipline, de fidélité ou de la réalité d’un monde brisé. Pour le prédicateur, ce cadre permet de lire θλίβω sans l’aplatir. Le resserrement biblique peut être douloureux, mais il peut aussi distinguer le chemin de Dieu d’un chemin de facilité. L’image du lieu étroit donne une profondeur : l’humain sous pression découvre ce qui le porte, ce qu’il suit et ce qu’il attend. Le mot rappelle donc la tension entre détresse et délivrance, pression et fidélité, voie resserrée et vie donnée par Dieu dans l’alliance biblique révélée.

Pensée moderne (clarification occidentale) — 200–250 mots

Le lecteur moderne peut comprendre l’affliction surtout comme un état émotionnel. θλίβω est plus concret : il parle d’une pression, d’un resserrement, d’une contrainte. Cette précision aide à lire les passages où la difficulté n’est pas seulement ressentie, mais imposée comme un espace réduit. Pour le prédicateur, la clarification est utile : le mot ne signifie pas simplement “être triste” ou “avoir un problème”. Il décrit une pression qui limite, serre, éprouve. Le contresens serait de rendre le terme trop psychologique, ou au contraire de le réduire à une souffrance physique. θλίβω peut toucher plusieurs dimensions, mais il garde l’idée de compression. Dans un contexte de chemin, il peut parler d’une voie étroite; dans un contexte de persécution, d’une oppression; dans un contexte pastoral, d’une tribulation. Le mot aide à distinguer une difficulté générale d’une pression qui révèle l’orientation d’une vie. Il apporte une aide exégétique parce qu’il permet d’expliquer pourquoi certains chemins bibliques ne sont pas décrits comme larges et faciles. Le resserrement n’est pas une valeur en soi, mais il peut caractériser un chemin de fidélité, un temps d’épreuve ou une condition où la foi est éprouvée.

Courte description — (aide remplissage)

Presser / affliger : exercer une pression qui resserre, opprime ou produit une détresse concrète.

Définition réelle (en contexte) — (aide remplissage)

Dans Marc 13, θλίβω exprime l’idée d’oppression/affliction (pression) caractérisant la grande détresse.

Pièges lexicaux

Réduire à sentiment intérieur; le terme est fort et peut viser souffrance réelle.

Usage biblique (mini)

Décrit l’oppression/détresse (tribulation), parfois liée à persécution.

Antonymes / contrastes (FR)

élargir, soulager, délivrer, mettre au large

Synonymes / proches (FR)

opprimer; affliger; presser

À ne pas confondre avec…

θλῖψις : affliction/tribulation comme nom; στενός : étroit; λύπη : tristesse.

Testament
Nouveau Testament
Langue — NOYAU
Grec
Catégorie (pédago)
Sagesse / cœur
Nature
Verbe
Terme FR (Ostervald 1996 — passage) — NOYAU

affliger

Versets clés (liste)

Mc 13,19; Mc 4,17 (idée)

Code ACHL
Strong (H####/G####) — NOYAU

G2346

Lemme / racine (optionnel)

θλίβω; famille de θλῖψις : affliction, tribulation, détresse

Prononciation — (aide remplissage)

thli-bo

Translit. — NOYAU

thlibō

Vérifiable
Champs sémantiques
PéchéJugementFoi
Garde-fou anti-“dictionnaire automatique” (règles) — choisir le sens uniquement à partir du co-texte — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Distinguer pression physique (“serrer”) et pression au sens d’épreuve (“tribulation”). Dans Marc 13, idée d’affliction/tribulation. Règle : regarder les mots voisins (détresse, persécution).

Nuances Strong (en contexte) — notes de sens

Mc 13 : détresse sans précédent; nuance = pression extrême sur les croyants/le monde.

Registre / domaine concret (2–3 phrases) — quel “univers” le mot active ici ? (juridique, cultuel, relationnel, etc.) — Sources : lueur (OST) / Segond+Strong / Strong (lueur)

Registre oppression/épreuve : pression qui écrase (image concrète) appliquée à la détresse. Dans Marc, associé aux temps difficiles et aux persécutions.