Sédition; agitation; révolte; trouble (στάσις — stasis).
Dans le NT, στάσις (stasis) désigne une agitation collective : sédition, faction, émeute, trouble public. La logique du passage contraint sa valeur : ce n’est pas “stagnation” au sens moderne, mais un conflit social/politique où des groupes prennent position et provoquent un désordre. Exégétiquement, le mot est important parce qu’il signale un contexte de tension : la scène se déroule sous pression, avec risque de violence ou de rupture de l’ordre. La nuance utile est donc : sédition/agitation (trouble collectif), déterminée par la situation. Pour comprendre, on repère qui s’agite, contre qui, et pourquoi : prisonniers, foule, autorités, factions religieuses. Ainsi, στάσις décrit souvent un moment où les intérêts, les peurs ou les idolâtries se cristallisent en opposition. Exégétiquement, dans les récits liés au procès ou aux Actes, ce mot aide à lire l’arrière-plan : l’Évangile peut déclencher des troubles, non parce qu’il cherche la violence, mais parce qu’il confronte des pouvoirs et des économies d’idoles. Le lecteur doit donc éviter de “psychologiser” : ce n’est pas une émotion individuelle, c’est une réalité publique. Le mot sert aussi à évaluer un personnage : quelqu’un est-il impliqué dans une στάσις ? est-ce un agitateur ? Dans certains passages, cela apparaît comme une accusation ou comme une réalité constatée. Exégétiquement, il faut rester fidèle au co-texte : parfois le mot sert à qualifier un criminel (sédition), parfois à décrire un tumulte (émeute), parfois une division interne (faction). Dans tous les cas, l’idée centrale est la fracture collective. Ainsi, στάσις peut être un repère pour comprendre la tension autour de Jésus : certaines personnes veulent le cadrer comme menace politique. Et autour de Paul, des troubles surgissent là où l’Évangile dérange des intérêts. Le mot souligne donc la dimension publique de la foi : elle n’est pas seulement privée. Exégétiquement, cela appelle aussi à discerner : le royaume n’avance pas par la violence, mais il provoque parfois des réactions violentes. Le lecteur doit donc lire la στάσις comme symptôme d’un monde en conflit avec la vérité. Le mot garde la scène réaliste et historique : il y a du désordre public, des factions, des cris. Et l’Évangile y avance malgré tout.
Dans l’univers biblique, la division et la révolte interne sont des motifs connus : factions, murmures, rébellions, peuple déchiré. Le repère principal est simple : l’injustice et la peur produisent des troubles, et Dieu appelle à une paix fondée sur la vérité. L’Ancien Testament montre des “sédictions” contre l’autorité, mais aussi des troubles provoqués par l’idolâtrie et l’oppression. Les prophètes dénoncent les chefs qui conduisent à la violence par leur injustice. Cela éclaire στάσις : un trouble collectif est souvent le signe d’un désordre moral en profondeur. Exégétiquement, quand le NT parle de στάσις, il s’inscrit dans cette vision : le cœur humain et les structures peuvent produire une agitation. L’arrière-plan AT rappelle aussi que la paix biblique (shalom) n’est pas l’absence de bruit, mais une harmonie juste. Ainsi, une στάσις peut être le symptôme d’une paix fausse (tenue par la peur) ou d’une injustice exposée. Le lecteur est invité à discerner : d’où vient le trouble ? Est-ce la vérité qui dérange des intérêts, ou est-ce la violence qui domine ? L’univers biblique protège aussi contre une idolâtrie de l’ordre : parfois, maintenir “le calme” revient à sacrifier le juste. Le procès de Jésus montre ce danger. Ainsi, στάσις devient un repère d’univers biblique : divisions, peur, et besoin de justice. Dieu n’est pas l’auteur de la confusion, mais il révèle ce qui est caché. Le mot rappelle enfin que le peuple de Dieu est appelé à être artisan de paix, non pas en niant la vérité, mais en la vivant. Une στάσις met à nu les loyautés. Elle appelle repentance et justice.
Pour un lecteur moderne, “stase” peut évoquer l’immobilité (stagnation) à cause du vocabulaire scientifique. La clarification utile est : στάσις, dans le NT, signifie agitation/sédition/émeute, c’est-à-dire un trouble collectif. Exégétiquement, il faut donc lire le mot comme un indicateur de contexte : la scène est tendue, publique, potentiellement violente. On reste descriptif : qui provoque le trouble ? quelles sont les forces en présence ? Ainsi, on évite un contresens : croire qu’il s’agit d’une simple “absence de progrès”. Le lecteur moderne peut aussi comprendre une dimension sociologique : l’Évangile touche des intérêts réels et peut provoquer des réactions. Le texte n’encourage pas le chaos, mais il montre que la vérité dérange. Exégétiquement, la mention de στάσις aide à lire les procès et les scènes de foule : certaines accusations sont politiques (“agitateur”). Cela éclaire aussi le thème de la paix : la paix de Dieu n’est pas une paix d’apparence, et elle peut passer par une crise qui révèle les injustices. Le lecteur moderne est donc invité à discerner : ne pas confondre la paix avec le silence, ni la vérité avec la provocation. στάσις rappelle un monde en tension, où le message de Jésus est contesté. Mais le royaume avance sans violence : il avance par la vérité et par l’amour. Le mot sert donc à situer le récit et à comprendre l’enjeu public des événements.
Ici, le terme désigne un état d’immobilité collective où la communauté est bloquée, empêchant tout progrès spirituel ou social. Cette stagnation signale une impasse à dépasser pour que la dynamique divine puisse se réaliser.
Décrit des troubles/émeutes et des divisions; contexte souvent politique et conflictuel.
sédition
Lc 23,19; Ac 19,40; Ac 23,7
G4714
stasis
Terme politique/social : faction, émeute, agitation. Ne pas le traduire comme “stagnation”. Le co-texte (Actes, troubles) tranche.