À la fête, Pilate a coutume de relâcher un prisonnier; la foule, excitée par les chefs, demande Barabbas. Pilate propose Jésus, mais la foule crie : « Crucifie-le ! ». Pilate cède, relâche Barabbas, fait flageller Jésus et le livre pour être crucifié.
- À la fête, Pilate avait coutume de relâcher un prisonnier que la foule demandait. - Barabbas est emprisonné avec des émeutiers qui avaient commis un meurtre. - La foule monte et demande à Pilate de faire comme d’habitude. - Pilate propose : voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? (il sait que les chefs l’ont livré par envie). - Les principaux sacrificateurs excitent la foule à demander Barabbas plutôt que Jésus. - Pilate demande : que ferai-je donc de celui que vous appelez roi des Juifs ? - Ils crient : crucifie-le ! - Pilate demande : quel mal a-t-il fait ? Ils crient encore plus : crucifie-le ! - Pilate, voulant contenter la foule, relâche Barabbas; il fait flageller Jésus et le livre pour être crucifié.
Montrer le renversement injuste (le coupable relâché, l’innocent condamné) et la responsabilité collective sous manipulation.
- Pourquoi la coutume de relâcher un prisonnier ? → Cadre narratif qui rend possible le choix public entre Barabbas et Jésus. - Pourquoi Pilate propose-t-il Jésus ? → Il perçoit l’envie des chefs et cherche une issue politique. - Pourquoi la foule crie-t-elle « crucifie-le » ? → Sous l’influence des chefs, la demande bascule vers la mort de Jésus.
La foule est manipulée, les chefs agissent par envie, Pilate cherche la paix sociale. Le problème est l’injustice collective. Le passage montre Jésus livré pour être crucifié alors qu’un meurtrier est libéré, annonçant que le salut se fait par la condamnation de l’innocent.
Le Messie se substitue : Jésus prend la place du condamné, image du salut où l’innocent souffre pour les coupables.
Mt 27,15–26; Lu 23,13–25; Jn 18,39–40; Es 53,4–6; 2 Co 5,21
- Envie des chefs : Pilate sait qu’ils l’ont livré « par envie ». - Agitation : la foule « crie » et insiste. - Volonté de plaire : Pilate agit « pour contenter la foule ».
Avant : Jésus devant Pilate. Après : moqueries des soldats, puis crucifixion (Mc 15,16–32).
- Répétition : « crucifie-le » (cri). - Contraste : innocent (Jésus) / meurtrier (Barabbas). - Répétition : foule (pression). - Répétition : relâcher / livrer (échange). - Motif : envie des chefs. - Progression : question de Pilate → cris → décision politique (contenter).
- « Barabbas » : coupable relâché à la place de Jésus. - « coutume » : mécanisme qui devient outil d’injustice. - « envie » : motivation des chefs contre Jésus. - « crucifie » : demande de mise à mort par croix. - « contenter » : Pilate choisit la foule plutôt que la justice. - « livré » : Jésus remis pour l’exécution.
- Voir la libération de Barabbas comme simple anecdote : elle met en scène un échange (un coupable relâché, Jésus livré). - Lire la foule comme purement manipulée : Marc montre une dynamique réelle où les chefs excitent la foule. - Minimiser la flagellation : elle précède la crucifixion et participe à l’humiliation du Messie.
La tension est le choix injuste : la foule préfère un coupable à Jésus. La visée est de montrer l’inversion tragique et la substitution : Jésus, innocent, est condamné à la place du criminel, ouvrant une lecture christocentrique de la croix comme port du jugement pour d’autres.
Coutume de relâcher un prisonnier → proposition de Pilate (Jésus) → manipulation des chefs → choix de Barabbas → cris pour crucifier Jésus → Pilate cède à la foule → Barabbas relâché, Jésus flagellé et livré.
prétoire
Mc 15,6–15